Pour lui, le PS ne peut pas laisser le président sortant se présenter à sa propre succession. Le député de l'Essonne, proche de Manuel Valls est l'invité de Léa Salamé.

Malek Boutih, débat à l'Assemblée Nationale sur le prolongement de l'état d'urgence, Paris - 19 novembre 2015
Malek Boutih, débat à l'Assemblée Nationale sur le prolongement de l'état d'urgence, Paris - 19 novembre 2015 © AFP / François Guillot

Y'a-t-il une crise au sommet de l'État, entre deux candidats potentiels à la primaire ? Malek Boutih trouve l'idée très exagérée, voire caricaturale : "Aujourd'hui on veut présenter tout le débat politique en storytelling, comme une série télé avec des gentils et des méchants. Tout le problème de Manuel Valls, c'est qu'il n'est pas un concurrent comme les autres : il est Premier ministre".

"La gauche est partie pour être quatrième en 2017"

Pour lui, François Hollande ne devrait pas se présenter à nouveau. "J'ai envie d'avoir des dirigeants du XXIe siècle", explique-t-il, tout en assurant qu'il n'a rien contre le président. Mais pour Malek Boutih, "Manuel Valls est une synthèse miraculeuse pour la gauche, il tient les deux bouts de la chaîne : la question sociale et la question sécuritaire". Un "miracle" essentiel, car "le problème numéro un de la gauche, c'est qu'elle est partie pour être quatrième en 2017, et pour se dissoudre lors de cette élection".

Quant aux critiques, il les balaye : "Quand vous êtes Premier ministre, vous appliquez des décisions, la politique décidée par le président". Le bilan ? Manuel Valls n'en serait donc pas le (principal) tributaire.

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