Son dernier film "Le ciel attendra" évoque la radicalisation des jeunes et en particulier des jeunes filles. La réalisatrice des "héritiers" est l'invitée de Léa Salamé

Marie-Castille Mention-Schaar au festival de Locarno, août 2016
Marie-Castille Mention-Schaar au festival de Locarno, août 2016 © Getty / Pier Marco Tacca

Pourquoi ces adolescentes décident de partir en Syrie? Marie-Castille Mention-Schaar explique que, elle-même maman, elle s'est demandé de quelle manière est-ce que ses enfants, un jour, pourraient se retrouver dans cette situation, un départ du jour au lendemain. Pour les besoins du film, elle a évidemment rencontré beaucoup de familles touchées par le phénomène :

Cela ne touche pas que des jeunes filles musulmanes isolées : cela touche, on le voit dans le film "Le ciel attendra" , cela arrive à des jeunes filles de milieux sociaux et de religions très variées.

Pour cela, Marie-Castille Mention-Schaar a visionné plusieurs heures de vidéo très violentes, pour comprendre l'attrait exercé sur les ados : "L'adolescence est une période où l'on a besoin de justice, d'idéal, où l'on a encore des rêves. Or quels sont les rêves que l'Occident d'aujourd'hui propose? Les "like", le consumérisme, les images. De temps en temps, on a envie d'autre chose, de savoir pourquoi on est là. Il y a un vide, et en face, des gens qui le remplisse".

Ainsi les rabatteurs utilisent des thèmes très simples : "Les injustices, des complots politico-financiers, des scandales sanitaires...c'est très facile en fait" explique Marie-Castille Mention-Schaar.

Dans le film, fait marquant quand les deux mères, jouées par Clotilde Courau et Sandrine Bonnaire, constatent: "On a rien vu venir".

L'équipe

Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.