Sébastien Lecornu, Ministre auprès de la ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les collectivités territoriales, chargé des collectivités territoriales, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Selon le quotidien L'Opnion, le gouvernement pourrait vouloir revenir sur le non-cumul des mandats, voté sous François Hollande. Sébastien Lecornu y est-il favorable ? Même s'il reconnait que "ça fait partie des sujets qui sont dans le débat" il affirme à titre personnel : "Moi je n’y suis pas favorable, alors que j’étais favorable au cumul lorsque j’étais élu. Mais aujourd’hui si j’étais toujours président du CD de l’Eure en étant ministre, bien que je dorme peu je n’arriverais pas à faire les deux en même temps"

Mais il dit comprendre qu'un certain nombre d'élus expriment "le fait d'avoir des élus hors sol, encore plus pour les sénateurs que pour les députés", et que cela pose aussi la question du calcul des indemnités des élus. 

Quel premier bilan tire-t-il du Grand débat national, trois semaines après le début de l'opération ? Il avance les chiffres d'un demi-million de contributions directes sur Internet, auxquelles il faudra ajouter "les contributions papier, les cahiers de doléances, les courriers, et 2 700 réunions d'initiative locale organisées, dont 60% ont été lancées par des élus locaux ou des institutions locales". Sébastien Lecornu reconnait toutefois que moins de débats sont organisés dans "les banlieues et les quartiers difficiles" ainsi que chez "nos concitoyens ultramarins".

Il réfute toutefois l'idée que cette initiative soit une opération de communication. "Nos concitoyens qui passent une à deux heures sur le site pour rédiger leur contribution et qui la voient apparaître en ligne, ça prouve bien qu’il n’y a pas de filtre et que l’initiative est inédite", explique-t-il. 

"Si 200000 français prennent la peine de répondre à des questions qui ne leur ont pas été posées, c’est bel et bien qu’ils ont compris que le débat était utile". 

"Il y a 35 questions sur lesquelles le président de la République s'est engagé à répondre rapidement à court terme", affirme-t-il, tout en assurant qu'il s'interdit "de regarder qualitativement les choses" : "Quand vous êtes président d'un bureau de vote, vous n'ouvrez pas l'urne à 11 heures. Je fais attention, avec Emmanuelle Wargon, à ne pas trop me mêler du fond".

"Rien ne se perd"

Le ministre assure que "toutes les contributions seront traitées, tout sera lu, rien ne sera perdu. La deuxième chose c’est que tout doit être en transparence totale : tout doit pouvoir être consulté par tout le monde. Et le troisième principe c’est d’avoir l’analyse la plus sérieuse, robuste et universelle possible. Vous, France Inter, les ONG, etc. pourront bénéficier de la matière et en faire l’analyse", dit-il. 

Quant à la question d'un passage par le référendum, il s'y dit favorable en tant que gaulliste, tout en émettant des réserves sur le référendum d'initiative citoyenne : "Tout cela est assez sérieux, il faut mettre des choses très concrètes. Si c’est pour servir d’échappatoire, remettre en cause la démocratie participative, c’est non".

  • Légende du visuel principal: Sébastien Lecornu © AFP / Ludovic Marin
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  • Sébastien Lecornusecrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire
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