Le ministre de l'Économie, des Finances et de la Relance Bruno Le Maire est invité d'Ali Baddou.

Bruno Le Maire,  après l'attentat de Nice : "Je comprends parfaitement l’inquiétude, la peur. Je voudrais avoir un message pour tous les Niçois, je voudrais avoir un mot pour tous les catholiques de France, c’est une communauté religieuse, un esprit qui a été visé. Le combat dans lequel nous sommes engagés est de longue haleine et il va mettre à l’épreuve toute la nation et qui va nous demander de faire preuve d’un esprit de résistance. Pas la peine de faire des déclarations tonitruantes , elles ne servent à rien."

"Le combat dans lequel nous sommes engagés est de longue haleine et il va mettre à l’épreuve toute la nation et qui va nous demander de faire preuve d’un esprit de résistance. Pas la peine de faire des déclarations tonitruantes , elles ne servent à rien".

"Il ne faut pas cesser d'adapter nos dispositifs, face à une menace qui est elle-même évolutive. D'adapter notre posture, pour qu'elle soit la plus efficace possible" estime le ministre. "Le plus important est d’appliquer de manière très stricte avec un autorité qui ne faiblit jamais sur aucun point du territoire les textes qui existent". "On peut faire beaucoup mieux pour assécher les réseaux de financement de tous ceux qui soutiennent l'islam politique en France" a déclaré Bruno Le Maire, et "je ferai en sorte qu'il n'y ait plus un euro qui puisse aller vers ces associations qui soutiennent l'islam politique en France" a-t-il insisté.

Interrogé sur les caricatures de Mahomet, le ministre répond "je n’aime pas ces caricatures mais je les défends, ceux qui les ont faite ceux qui les diffusent. Ce qui est plus important pour moi c’est la liberté, liberté d’expression et la liberté tout court. Je n’aime pas ces caricatures, mais je serai le premier à défendre ceux qui les ont faites et ceux qui les diffusent. Je défends ceux qui les diffusent au nom de quelque chose de plus important, la liberté".

Est-il Charlie ? Le ministre répond : "Je suis français et quand on est français on défend Charlie Hebdo même si on n'aime pas les caricatures de Charlie Hebdo"

Sur la situation économique en période de crise, le ministre prévoir pour 2020 que "nous aurons un chiffre de récession à moins 11 %", et dès 2021,  affirme-t-il "nous serons capables de retrouver des bons chiffres de croissance". 

"Je comprends le sentiment d’injustice" répond Bruno Le Maire au sujet des commerçants contraints de fermer, alors qu'un site comme Amazon peut continuer de fonctionner. Il demande "est-ce-que ce serait la bonne politique si on disait on ne peut plus commander sur Amazon" alors que des millions de Français l'utilisent. Il estime qu'il faut accélérer la numérisation des commerces" puisque un commerce sur trois a un site  internet et est numérisé. Il juge que "c’est insuffisant. Il il faut accélérer les transformations nécessaires". 

La culture est-elle sacrifiée ? "Il est pas question que la culture soit la grande sacrifiée. La culture est évidemment dans le champ des mesures de soutien. Dès que ce sera possible, nous verrons si on peut adapter le dispositif. Dans 15 jours, nous regarderons où nous en sommes, pour tous les commerces. Vous pouvez commander chez votre libraire et aller chercher des livres. Achetez dans vos commerces de proximité." 

Bruno Le Maire conclut sur le télétravail : "le télétravail c'est la règle, le reste c’est l’exception"

  • Légende du visuel principal: Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier
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