Divines est le film coup de poing de la rentrée. Il a reçu la Caméra d'Or à Cannes et est porté par trois actrices pleines d'énergie. Elles sont les invitées de Léa Salamé

Les actrices Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena et Jisca Kalvanda autour de la réalisatrice Houda Benyamina à Cannes en 2016
Les actrices Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena et Jisca Kalvanda autour de la réalisatrice Houda Benyamina à Cannes en 2016 © Maxppp / Patrice Lapoirie

C'est l'un des événements de cette rentrée au cinéma : la sortie du film "Divines", de Houda Benyamina, primé par la Caméra d'Or au Festival de Cannes en mai dernier. Ce mercredi matin, ses trois comédiennes Oulaya Amamra, Déborah Lukumuena et Jisca Kalvanda étaient les invitées de France Inter.

"En tant que petites comédiennes, on fait un peu de la politique", explique Deborah Lukumena. "Ce qui est au coeur du film, c'est le combat intérieur entre le politique et le sacré, entre la conscience et le sacré, il y a une perte des objectifs dans le champ des visions", ajoute-t-elle.

De quoi parle "Divines" ? Pour les comédiennes, ce n'est pas qu'un film féministe de banlieue. "C'est un film d'humains", affirme Jisca Kalvanda. Elle explique : "Ce n'est pas qu'un film de banlieue, c'est un film sur l'amitié avant tout, avec une grande histoire d'amour".

Le film, selon Oulaya Amamra, montre les vraies problématiques des jeunes d'aujourd'hui : "L'histoire du film est inspirée d'un vrai quartier tenu par une fille. La violence, ce n'est pas que l'apanage des hommes". "Aujourd'hui, on ne veut plus de l'argent pour faire de belles choses, on veut de l'argent pour partir en Thailande", ajoute Déborah Lukumena. "On a tous un besoin de dignité, de reconnaissance. Et aujourd'hui, pour beaucoup de jeunes, ça passe par l'argent", précise Oulaya Amarma.

Le succès du film à Cannes a été une bonne surprise pour les comédiennes : "En arrivant à Cannes, on avait un handicap. On n'était pas connues, c'était un premier film. On nous a mis sous les projecteurs, ça a été une belle surprise", raconte Oulaya Amamra. "C'est dommage de dire ça en 2016, mais nous avoir mis en avant, c'est très audacieux", affirme Deborah Lukumena, car "ce film ne répond pas aux codes du cinéma français, avec un casting exclusivement masculin et caucasien".

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