Marlène Schiappa, ministre déléguée auprès du ministre de l'Intérieur, chargée de la Citoyenneté, est l'invitée de Léa Salamé.

Le projet de loi contre les séparatisme devrait bientôt être discuté à l'Assemblée nationale et au Sénat, et Marlène Schiappa estime qu'elle sera soumise au vote d'ici la fin de l'année. "C'est aussi une loi contre l'islam politique, mais pas uniquement, il faut viser les groupes qui s'organisent en marge de la République", explique-t-elle. 

Selon, la ministre, ce projet de loi vise "principalement le séparatisme islamiste. Ce sont les groupes constitués qui s'organisent violemment contre la République. L'idée, pour nous, c'est de viser l'ensemble des groupes qui s'organisent en marge de la République, qui considèrent que leurs règles internes sont supérieures aux lois de la République et ne respectent pas les valeurs de la République. C'est le cas pour l'islamisme, pour l'islam politique. C'est le cas aussi pour les dérives sectaires dont j'ai la responsabilité et qui seront dans ce projet de loi", explique Marlène Schiappa.   

"C'est un projet complexe parce qu'on est sur une ligne de crête pour combler des zones grises qui actuellement n'existent pas juridiquement, ce qui nous permettrait d'aller plus loin. Il y a déjà eu un travail qui a été engagé depuis trois ans avec plus de 240 lieux de culte qui ont été fermés par les services de l'Etat pour cause de séparatisme. Mais on veut aller plus loin, et notamment remplir ce qu'on appelle cette zone grise juridique qui, actuellement, ne nous permet pas d'aller plus loin et nous donner davantage de moyens", a terminé la ministre.

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Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin avait parlé en juillet dernier d'ensauvagement :  "il faut stopper l'ensauvement d'une partie de la société" avait-il dit.  Pour Marlène Schiappa,   "il a tout à fait raison de l'utiliser ce terme et ça ne me dérangerait pas de l'utiliser". "Je crois que c'est le rôle du ministre Intérieur d'avoir des mots forts et d'être offensifs. S'il y a bien une personne en France dont on attend qu'elle regarde la situation avec lucidité et qu'elle soit combative, c'est le ministre de l'Intérieur."

Interrogée sur son bilan en matière de défense des droits des femmes et de lutte contre les violences faites aux femmes, Marlène Schiappa se défend en précisant qu' "il y a plus 250% de budget pour les droits des femmes entre 2017 et 2020". Les bracelets anti rapprochements pour les femmes victimes de violences sont très attendus, mais il n'y a pas de date précise pour leur mise en service,  "à la rentrée". "Nous voulons faire les choses vite mais sérieusement pour qu'ils ne soient pas contestables", a t-elle dit, précisant qu'il avait fallu passer des marchés publics pour acheter ces bracelets, près de dix ans après leur première évocation dans la loi française

  • Légende du visuel principal: Marlène Schiappa, invitée du Téléphone Sonne de France Inter. © Radio France / Capture d'écran France Inter
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