Jean-Noël Jeanneney, historien de la culture et des médias, est l'invité de Léa Salamé à 7h50.

Suite au retrait de Charles Maurras de la liste des commémorations nationales et au rétropédalage de Gallimard sur la publication des pamphlets antisémites de Louis Ferdinand Céline, Jean-Noël Jeanneney, historien de la culture et des médias, revient au micro de Léa Salamé sur le rôle subversif de l'art et son éventuelle moralisation. 

Notre invité s'est tout d'abord attardé sur le sens de "commémoration" qu'il tient à distinguer de la célébration. Commémorer quelque chose ou quelqu'un n'est pas, selon Jean-Noël Jeanneney, lui rendre hommage, mais en porter connaissance aux yeux de tous. L'historien estime donc nécessaire pour la collectivité nationale de savoir quels ont été les actes et les propos de personnages tels que Charles Maurras.

Jean-Noël Jeanneney a aussi tenu à appeler à ne pas tomber dans le ridicule ou l'extrême de certains mouvements, qui peuvent pousser à une forme de censure ou d'auto-censure dans l'art. "Ne plaquons pas" nos opinions d'aujourd'hui sur l'art d'hier, martèle l'historien, qui, même s'il salue la libération de la parole que représente le mouvement #balancetonporc ne veut pas aller jusqu'à faire disparaître tout ce qui a pu, dans notre culture passée, faire référence à cette pression ou oppression des hommes sur les femmes.

Les invités
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.