Annie Genevard, députée du Doubs, Secrétaire Générale LR, répond aux questions de Frédéric Métézeau à 7h50

Annie Genevard, députée du Doubs
Annie Genevard, députée du Doubs © AFP / Philippe LOPEZ

L'opposition se frotte-t-elle les mains, après la révélation de l'affaire Benalla qui fragilise le gouvernement ? Pour Annie Genevard, députée du Doubs et secrétaire générale du parti Les Républicains, la question n'est pas là : "On ne peut pas se réjouir de cette affaire qui montre à l'évidence de graves dysfonctionnements. Il est normal que l'opposition se saisisse de cette affaire pour alerter les Français sur la façon dont Emmanuel Macron conçoit son rôle : la concentration des pouvoirs, la présence autour de lui d’un gouvernement largement inexpérimenté, peu politique, un parlement qu’on essaie de caporaliser, des lois qui essaient de réduire la liberté d’expression, tout cela éclate au grand jour pendant l’affaire Benalla".

Annie Genevard, qui rappelle que "sans les révélations d'un grand quotidien du soir, les faits auraient été dissimulés", reconnait que les motions de censure qui seront votées ce mardi à l'Assemblée n'ont pas pour objectif de renverser le gouvernement.

"On voit bien que par le jeu des équilibres numériques, ce n'est pas l'objet ; mais elle a une fonction précise, celle de contraindre le gouvernement à s'expliquer. Le Premier ministre va devoir s'expliquer sur l'affaire Benalla, et surtout sur le verrouillage qui empêche la vérité d'éclater", explique-t-elle, accusant notamment la présidente de la commission d'enquête d'avoir refusé d'auditionner certains protagonistes de l'affaire. 

"Quand on s'explique en deux minutes aux Questions au gouvernement, ce n'est pas la même chose que quand on répond à deux motions de censure". 

Les Républicains voteront-ils la deuxième motion de censure, celle déposée par le Parti Socialiste ? "Nous avons une réunion de groupe ce matin où la question sera abordée", répond Annie Genevard. 

Mais selon elle, "l'essentiel n'est pas là : que nous votions ou pas l'autre motion, _l'important c'est que l'ensemble des partis d'opposition aient décidé d'une démarche identique_, chacun avec ses mots". 

Répondant à une question sur le peu de présence médiatique de Laurent Wauquiez ces derniers jours, elle conteste : "Il a été le premier à s’exprimer, il y a cinq jours encore il s’exprimait dans un grand quotidien. Il n’est absolument pas en retrait, nous coordonnons nos positions entre le parti et le groupe LR à l’Assemblée. Il n’est plus parlementaire, cette affaire concerne au premier chef les parlementaires et le contrôle du gouvernement".

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