"Nous avons un mois pour faire baisser la tensions" a estimé Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État aux Transports, jeudi matin sur France Inter, avant une rencontre avec les syndicats sur la réforme des retraites pour laquelle ces derniers prévoient une grève reconductible dès le 5 décembre.

Alors qu'une grève reconductible est annoncée pour le 5 décembre 2019 par plusieurs organisations syndicales pour protester contre le projet de réforme des retraites qui prévoit la fin des régimes spéciaux, le secrétaire d'État aux transports, qui reçoit jeudi matin les organisations syndicales, estime que la situation n'est "pas comparable" avec celle de 1995. La France avait connu une grève massive, notamment des transports publics,contre le plan Juppé sur les retraites et la Sécurité sociale. 

"Depuis 1995, il s'est passé des choses, beaucoup d'entreprises télé-travaillent, la loi permet d'avoir une déclaration des agents 48 heures avant et de produire un plan de transport et de mieux informer les usagers", a estimé sur France Inter Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État chargé des Transports auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire. "Mais nous serons stricts sur le respect de la loi,  donc je crois que ce n'est pas comparable" a-t-il poursuivi. 

Il a également ajouté qu'il estimait avoir "un mois pour faire baisser la tension, répondre à des angoisses souvent légitimes et tracer le chemin pour la convergence de ces régimes spéciaux. Je prends ça très au sérieux et je crois qu'il faut être dans un dialogue sincère, exigeant et fécond", a ajouté le secrétaire d'État.

"La SNCF connaît des transformations profonde (ouverture a la concurrence, changements profonds des métiers). Certainement qu'il faudra impulser d'une façon nouvelle le dialogue social à la SNCF (...) Il y a peut être des niveaux intermédiaires à inventer. Un DRH régional serait de nature à trouver des solutions plus rapides notamment sur les conditions de travail", a jugé Jean-Baptiste Djebbari, concernant les négociations à venir et l'arrivée du nouveau patron de l'entreprise, Jean-Pierre Farandou.

Alors que jeudi matin, le trafic des TGV Atlantique s'améliore mais est toujours perturbé (huit trains sur dix circulent contre trois sur dix mercredi), le secrétaire d'État estime que les agents, "environ 200", du centre technique de Châtillon "demandent des choses un peu baroques comme une prime pour reprendre le travail ou le paiement des jours de grève. Ce n'est ni la position du gouvernement ni ce que fera la SNCF". 

L'engagement de Pepy salué, "un amoureux de la SNCF"

Et alors que Guillaume Pepy quitte justement jeudi soir la SNCF, Jean-Baptiste Djebbari a rendu hommage au sexagénaire, à la tête de l'entreprise ferroviaire depuis près de 12 ans. "Il a beaucoup fait évolué l'entreprise. C'est un amoureux de la SNCF, qui s'est engagé corps et âme, chaque minute, pour cela je le remercie", a-t-il estimé

  • Légende du visuel principal: Jean-Baptiste Djebbari © AFP / Marie Magnin
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  • Jean-Baptiste DjebbariSecrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique et solidaire, chargé des Transports
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