Jean-François Copé, maire LR de Meaux, est l'invité de 7h50.

Après presque un mois de procès, c'est l'heure du réquisitoire ce jeudi pour Nicolas Sarkozy et 13 autres prévenus jugés devant le tribunal correctionnel de Paris dans l'affaire des dépenses excessives de la campagne présidentielle de l'ex-chef de l'Etat en 2012, appelée affaire Bygmalion. 

Le maire Les Républicain de Meaux en Seine-et-Marne, Jean-François Copé, réagit aux propos de l'ancien chef de l'État, Nicolas Sarkozy qui a nié toute "intention" de fraude lors de son audience. L'ancien président de l'UMP et ancien ministre a été soupçonné d'avoir profité à titre personnel de certaines des dépenses de la campagne. 

"J’ai quitté la totalité de mes responsabilités de l’époque et j’ai fait confiance à la justice. J'avais nié jusqu'au bout et personne ne voulait m’entendre. J’ai attendu que la justice enquête et elle m’a mis hors de cause."

Pour lui, "Nicolas Sarkozy  a opté pour une stratégie de défense intenable". Face à des années de bataille judiciaire et d'accusations, de "haine", Jean-François Copé estime que "c’est d’une grande tristesse, j’ai toujours pensé que la grandeur d’un chef c’est d’assumer."

Dans la perspective des régionales et ensuite de la présidentielle, Jean-François Copé, considère qu'"aujourd’hui il y a en France un sentiment de ras le bol par rapport à cette incapacité des dirigeants à faire ce pour quoi ils ont été élus. Ils sont incapables, une fois élus d’aller aux résultats."

Il pointe notamment la politique d'Emmanuel Macron, qui pour lui, "dans le domaine de la sécurité est un très grand échec."

"Il y a une grande fragilité de l’État dans le domaine régalien" poursuit-il, "les gens en ont ras-le-bol de voir que l’autorité n’est pas assumée et cela les mène à aller voir du coté de l’extrême-droite"

Quant au positionnement de la droite par rapport à l'extrême-droite, il rappelle son "concept de droite décomplexée", "c’est une droite qui arrête de s’excuser auprès de la gauche et qui est absolument intraitable vis à vis de l’extrême-droite"

"Il faut arrêter de laisser dire à madame Le Pen : 'Vous ne nous avez jamais essayé' (...)On sait que celui qui est le rempart contre le RN dans les Hauts-de-France, c'est Xavier Bertrand" 

  • Légende du visuel principal: Jean-François Copé © AFP / CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Les invités
Contact
Thèmes associés