Léa Salamé reçoit Pauline Lavaud, auteure d'un premier roman : "Neuf mois, neuf jours" (aux Éditions Fayard).

Pauline Lavaud raconte dans son roman l'histoire qu'elle a vécu, il y a trois ans, à la naissance de son deuxième enfant, "qui n'allait pas bien, et on ne l'a su qu'au moment de sa naissance, même si j'en avais l'intime conviction tout au long de cette grossesse". Son deuil, elle le raconte d'abord sur Instagram, sur un compte nommé "Neuf mois, neuf jours", comme le titre du livre qu'elle publie, comme un hommage à cet enfant disparu : "Je l'ai d'abord écrit parce que j'avais fait une promesse à Elias : quand j'ai compris qu'il n'allait pas vivre, je lui ai promis que sa vie, qui a été très courte et très douloureuse, il en resterait quelque chose". 

"J'avais envie que le monde sache qu'il avait existé".

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Avec le compte Instagram, Pauline Lavaud s'est rendue compte "que cela faisait écho à beaucoup de femmes qui vivaient la même chose que moi". "On n'en parle jamais, mais quand ça arrive, on se rend compte que beaucoup de gens connaissent des gens à qui c'est arrivé. C'est a minima 8 000 personnes qui sont concernées chaque année", explique-t-elle, pour expliquer le tabou lié à ces moments : 

"C'est la mort qui s'invite là où c'est la vie qu'on attend"

"C'est la négation de l'existence de ce bébé qui est insupportable pour la femme, pour les maris aussi", dit Pauline Lavaud, réagissant aux remarques de ses proches qui l'incitent à aller de l'avant, qui lui disent que "des enfants, il y en aura d'autres". "C'est une vie entière qui a eu lieu, même si elle n'a duré que neuf jours", dit-elle. 

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Ce roman, c'est aussi "l'histoire d'une intuition" : "On a envie de se rassurer, de s'accrocher aux paroles rassurantes que l'on reçoit, mais c'est l'histoire de quelque chose qu'on ressent dès le départ. C'est un enfant malade, et moi je l'ai senti." Le personnage d'Anna, dans le roman, confie sa peur de s'attacher à son bébé : "Elle comprend assez tôt que ça va mal se terminer. Et en même temps, cet amour, elle est obligée de faire avec, elle ne peut pas fuir. Elle dit qu'elle a envie de partir, et en même temps elle reste à son chevet". 

Pauline Lavaud y raconte aussi les adieux à son enfant, lorsque les parents décident d'abandonner l'acharnement thérapeutique : "Je n'aurais jamais imaginé que le plus beau geste d'amour que je puisse faire de ma vie, c'était de laisser partir mon fils. Et c'est ce qui s'est passé". 

Alors qu'une épidémie de bronchiolite est en train de repartir, Pauline Lavaud, très impliquée pour la situation des urgences pédiatrique, alerte sur le fait que "beaucoup d'enfants doivent passer par la réanimation, et quand les services sont saturés parce qu'il n'y a pas assez de personnel, un enfant peut ne pas avoir de place à Paris et doit aller à Tours ou Angers".  

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  • Légende du visuel principal: Pauline Lavaud dans le studio de France Inter © Radio France /
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