Rachida Dati, Conseillère politique du président des LR, maire LR de Paris 7ème, est l'invitée de 7h50.

"Certes, il y a eu une forte abstention, que je déplore", estime Rachida Dati. "Quand on voit que les jeunes ou les classes populaires ne sont pas allés voter, les plus impactés par la crise, sanitaire ou autre, on se dit qu’il y a une déconnexion du gouvernement vis-à-vis des Français. Et quelle claque aux commentateurs et aux sondeurs ! Tous ces médias qui ont payé à prix d’or, parce que ça coûte très cher, les sondages, faut vous faire rembourser ! Tout était à côté. Le scrutin d’hier montre que les valeurs qui sont portées par ce pays, les préoccupations des Français, correspondent aux valeurs des Républicains."

"Il montre que nous sommes en position d’être une alternative crédible pour la France, donc je souhaite qu’après ce scrutin, on aille très vite sur l’incarnation d’un candidat pour la présidentielle de 2022."

Un match qui s'annonce tendu entre plusieurs candidats possible. "Je ne vais pas me plaindre qu’on ait des talents chez nous. Il y en a d’autres qui en manquent : regardez l’état de la gauche et du Parti socialiste, où il n’y a ni talent, ni candidat, ni concurrent. Nous, il y a du monde !"

"La droite et la gauche, ça existe"

Pour Rachida Dati, "le plus grand échec de la majorité s’est matérialisé dans les Hauts-de-France, où Emmanuel Macron s’est engagé personnellement, où il a mis cinq ministres, des ministres “de poids”. Allez, à la trappe ! Et c’est les Français qui ont répondu."

"Moi, je considère que la droite et la gauche, ça existe", rappelle la maire LR du 7e arrondissement de Paris. "Et je déplore qu’aujourd’hui, nous n’ayons plus ce débat politique sain. Dans une démocratie, qu’il y ait une droite et une gauche, c’est très sain : on s’affronte, on débat… En 2017, il y a eu des événements qui ont percuté l’élection, avec un président Hollande qui ne se représente pas, une primaire à gauche partie dans tous les sens… Les candidats à  l’époque ont été percutés par des affaires ou par l’absence de vision."

"En Marche, c’est un parti de quoi ? Moi j’ai du respect pour les écologistes ou le Parti socialistes, fondés sur une doctrine, une idéologie, des convictions. En Marche, c’est des traîtres de gauche et des traîtres de droite. Ceux qui y sont viennent du PS ou des Républicains. C’est pas dur, c’est la réalité ! En Marche, ça se réduit à quoi ? À Emmanuel Macron."

Comment explique-t-elle le score élevé de Thierry Mariani en PACA ? "Quand Monsieur Castex et Monsieur Macron annoncent de l’Élysée la liste de la région PACA, on voit le résultat : ça déstabilise. Quand vous n’êtes pas dans la clarté des convictions et des valeurs, vous déstabilisez un électorat. Soit il ne va pas voter, soit il vote contre vous. Quand on ne venait pas emmerder Renaud Muselier sur ses listes, dans les sondages il était au-dessus de Mariani. Le front républicain, ce n’est pas une ligne politique : moi j’en appelle à tous les électeurs pour voter Renaud Muselier, parce que l’enjeu c’est l’avenir de cette région."

  • Légende du visuel principal: Rachida Dati © AFP / Anthony Linger / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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