Éric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, est l'invité de 7h50.

Alors que l'enquête internationale du projet Pégasus, qui révèle que le Maroc aurait pu espionner, en plus de nombreux dirigeants à travers la planète, le téléphone d'Emmanuel Macron et de tout le gouvernement français, Éric Coquerel réagit à la proximité de la société de surveillance, NSO, avec le gouvernement israelien : "Tout ça n'a pas pu se faire sans le gouvernement israélien : c'est extrêment grave cet espionnage généralisé". Il rappelle aussi que le député du Nord Adrien Quatennens, coordinateur LFI, se trouve aussi parmi les personnalités écoutées. 

Cette faille de sécurité : est-ce que c'est un problème de moyens? J'imagine que c'était connu, j'imagine mal que les services de renseignements français ne savaient pas. J'aurais attendu une réponse là-dessus, pour confirmer que la France ne pratique pas ce genre d'espionnage

Sur les mesures d'urgence à prendre avant la quatrième vague : "Déjà, il aurait fallu la prévenir". Il estime que le ministre de la Santé Olivier Véran fait preuve de mépris, dans un gouvernement "qui cumule suffisance et insuffisance".

Au mois de mai, lui et Jean-Luc Mélenchon ont demandé ce qui se préparait face à la quatrième vague et imaginent, pour leur part, "tout, sauf des mesures qui imposent une société de contrôle généralisé et de discrimination".

Anticiper la quatrième vague

Sur la vaccination, le député veut commencer à avoir un "effort volontariste" face aux personnes les plus fragiles face au virus, en permettant que les médecins de ville les appellent, pour les inciter à se vacciner s'ils ne le sont pas déjà. "En Espagne on est à 100% de vaccination pour ceux qui sont le plus a risque, pas en France" affirme-t-il.

Eric Coquerel, contre l'extension du pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants, veut préparer  cette nouvelle vague "sans recourir à des méthodes de contrôle ou de confinement" : "On peut anticiper une société par roulement, qu'à la rentrée on s'assure que les classes soient séparés en deux, que l'état soit obligé de proposer des conditions matérielles permettant de s'isoler, sans compter un plan d'urgence pour l'hôpital".

Il explique aussi préparer une marche pour les libertés : "Une initiative préparée à la rentrée, sur les libertés en général : nous sommes contre la loi sanitaire, et condamnons tout ceux qui, au nom du refus de vaccin, partent sur des thèses complotistes ou font des amalgames avec la shoah : nous regarderons où nous allons manifester". 

  • Légende du visuel principal: Éric Coquerel © AFP / Karine Pierre / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
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