Philippe Lamberts, député européen belge, co-président du groupe des verts au Parlement Européen, est l'invité de 7h50.

Philippe Lamberts
Philippe Lamberts © AFP / DIRK WAEM / BELGA MAG / Belga via AFP

"Les scientifiques du Giec nous annoncent depuis plus d'une décennie une abondance d'événements extrêmes, précipitations, vents, sécheresses. L'Europe n'est pas isolée de ce genre de phénomènes", rappelle l'eurodéputé Philippe Lamberts, co-chef de file des parlementaires Verts au Parlement européen, invité de France Inter vendredi matin. 

Alors que la Commission européenne a présenté cette semaine son "paquet climat", plan de bataille pour atteindre l'objectif de réduction de 55% des émission carbone d'ici 2030, l'élu belge juge que "la cible choisie n'est peut-être pas la bonne". "Vous pouvez soit exercer la pression primaire sur le consommateur, ce qui est fait dans les propositions de la Commission, ou au contraire, appliquer cette pression sur l'offre et les entreprises de manière à ce qu'elles modifient leur offre." 

Mais la deuxième solution n'est pas celle employée, regrette-t-il, avant de s'interroger sur les emplois menacés, notamment dans le secteur automobile, par les changements souhaités par la Commission européenne : "Faut-il maintenir un système qui rend la planète inhabitable pour l'homme au nom de l'emploi ?"

Quant à la taxe sur le kérozène aérien, Philippe Lamberts juge que "c'est le minimum de ce qu'on pouvait faire" et qu'il est "anormal que le train soit taxé alors que l'avion ne l'est pas".

Les invités
Contact