Gérald Darmanin, ministre de l'Action et des Comptes publics, est l'invité du Grand Entretien de France Inter avec Nicolas Demorand et Alexandra Bensaid à 8h20.

Après deux mois de grand débat, vient désormais le temps de la restitution : les députés s'empareront des thèmes de la consultation mardi (transition écologique; fiscalité et dépenses publiques) et mercredi (démocratie et citoyenneté; organisation de l'Etat et services publics). 

Gérald Darmanin évoque ainsi "les sujets sur lesquels nous pourrions avancer : les sujets constitutionnels, la question, essentielle, de la fiscalité, de la dépense, et puis la question autour de l’identité, de la culture ; le champ devant nous est très important".

Peut-il, en tant que ministre, "mettre de l'argent sur la table" pour de nouvelles mesures ? "Il faut être responsable, rappeler qu’en face de ‘dépenses', il y a des recettes. 

La question n’est pas ‘est ce qu’il y a de l’argent' mais 'est-ce que l’on peut continuer avec un système en déficit'?

"Je pense pas que Macron fasse de la politique en pensant ce qu’on doit rendre ou pas à Mr. Hollande, je  ne crois pas que Macron soit quelqu'un qui fait une politique pour les riches (...) La taxation carbone a été une mauvaise façon de parler à nos citoyens, il y a sans doute un style de gouvernement à changer", concède le ministre.

Je crois qu’il faut qu’on écoute un peu plus et qu’on arrête de faire des injonctions

La redevance télé, un "impôt dépassé"

"Les riches sont partis de Tourcoing pour aller en Belgique : il faut savoir dire que des impôts sont mauvais pour le chômage (...) l’idéologie fiscale ne marche jamais (...) L’ISF est un impôt hypocrite (...) il faut des impôts moins élevés mais tout le monde doit les payer, d’où la question des niches fiscales, qui ne profitent qu’aux plus riches".

"Si un impôt supplémentaire est à supprimer, moi je plaide pour la redevance publique (...) je pense qu’il faudrait supprimer cette redevance tv, un impôt dépassé, essentiellement payé par les personnes âgées (...) Je suis pour qu’on supprime des impôts, pas pour qu’on les réinvente".

Sur le remaniement et le choix de très proches

"Il fait confiance à ses collaborateurs mais ce n’est pas très nouveau” estime Gérald Darmanin, citant l'exemple de Philippe Bas, ancien ministre et secrétaire de l'Élysée, jamais passé par les élections avant d’être ministre.

"Je n’ai pas du tout l’impression de cet isolement", estime Gérald Darmanin, évoquant un président Macron qui "tous les jours reste calme dans la tempête et conduit la politique avec courage, il ne s’est pas recroquevillé, mais au contraire il s'est mis en danger". 

Sur la relation Sarkozy-Macron : "Peu de gens savent ce que c'est d’être président de la République, c’est une proximité assez humaine, ce sont tous les deux des hommes de caractère".

Sur la question des retraites

"Il n’y a pas de sujet retraites" estime le ministre , mais "une question de savoir si on fait une réforme d’âge" :

Indépendamment de la réforme Delevoye, je suis plutôt favorable [ à repousser l’âge de la retraite]

  • Légende du visuel principal: Gérald Darmanin © AFP
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