Bertrand Périer, avocat et auteur de "Sur le bout de la langue, le plaisir du mot juste" publié aux éditions Lattès, est l'invité du Grand entretien à 8h20.

Avocat et spécialiste de l’art oratoire, il enseigne dans les plus grandes écoles comme en banlieue. Qu’a-t-il pensé des vœux du président sur la forme ? Pourquoi est-ce si important de savoir dire ? La parole reste-t-elle un marqueur social ?

Des voeux présidentiels dans un "excès de contrôle"

Sur les voeux aux Français d'Emmanuel Macron  : "Il y a eu une parole d'exercice du pouvoir   là ou Macron est bon c'est dans l'improvisation3;

Ce défenseur de l'éloquence a présenté ses nuages de mots pris dans les discours de voeux présidentiels : "Pour Nicolas Sarkozy, c'était : "J'ai", "France", "Urgence".

"Emmanuel Macron a joué ce côté 'au-dessus' de la mêlée" : "On a terriblement besoin de faire peuple dans l'unité (...) Pour les précédents voeux, c'était déjà l'appel à l'unité nationale. Cette fois, pour les voeux on était dans un excès de contrôle."  

"Tout passe par la parole"

"Les grands moments d'éloquence de 2019 ont été des moments faits par des femmes"  estime Bertran Perier. 

"L'art oratoire, ça s'apprend, moi je suis un ancien timide, j'ai appris. C'est une vie plus riche, et une meilleure relation avec les autres"

"La parole est une musique. Chez Emmanuel Macron, ça donnerai probablement une mélodie en sous-sol"

"Dire 'wesh' à un employeur c'est inadapté. Voir du langage SMS dans un examen, c'est catastrophique. Il faut simplement faire la part des choses"

Des réseaux sociaux, Bertrand Perier estime cette "communication virtuelle est surtout violente. C'est terrasser l'autre en 280 caractères. Or débattre, c'est le contraire de se battre."  

  • Légende du visuel principal: Bertrand Périer © AFP / JOEL SAGET / AFP
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