Au matin d'un 1er-Mai sur lequel pèse la menace d'importantes violences, le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez estime que les cortèges sont "sécurisés" par les services d'ordre des syndicats mais que ce qui est "en dehors" est "sous la responsabilité du ministre de l'Intérieur".

Philippe Martinez
Philippe Martinez © AFP / Ludovic Marin

"Ce n’est pas dans notre pratique de travailler main dans la main avec la Préfecture. Notre pratique, c'est de de dire qu’on veut faire une manifestation de tel endroit à tel endroit. On signe et débrouillez-vous pour assurer la sécurité en dehors des cortèges, nous on assure la sécurité à l'intérieur des cortèges" estime Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, invité mercredi matin de France Inter. 

"On est dans la même situation que l'année dernière, on en parlait aussi en 2016 et lorsque le Premier ministre, Manuel Valls qui nous accusait d'être complice des casseurs" estime Philippe Martinez. "L'année dernière, dit-il, c'était extrêmement violent. Mais nous disons que dans les cortèges c'est sécurité par les organisations syndicales. Et ce qui est en dehors est sous la responsabilité du ministre de l'Intérieur et du Préfet. Evidemment, on ne peut pas accepter les violences mais on ne peut pas accepter non plus des ordres donnés aux policiers de tirer sur des manifestants" estime le secrétaire général de la CGT qui parle d'une "minorité" qui peut très bien "mettre un 'gilet jaune' sur un blouson noir"

Les annonces d'Emmanuel Macron : "de l’enfumage et de la supercherie", "payer des impôts c'est important"

Invité à commenter les annonces d'Emmanuel Macron, faites jeudi soir lors d'une conférence de presse, Philippe Martinez estime que c'est "de l’enfumage et de la supercherie". Le responsable syndical poursuit : "Les 10 milliards, ce n'est pas quelque chose qui nous a été donné. Quand on vous prend de l’argent dans votre poche et qu’on vous dit au dernier moment qu’on ne le prend pas : finalement vous le gardez ! La taxe sur les produits pétroliers qui doit représenter quelques milliards, c'est pas de l'argent qu'on a donné aux citoyens, c'est de l'argent qu'on n'a pas pris. Les problèmes de pouvoir d’achat qui existaient avant l’annonce de cette taxe, ils demeurent".

"Il faut arrêter cette petite musique qui dit que l'impôt est l'ennemi de l'emploi et du pouvoir d'achat"

Le secrétaire général de la CGT se lance également dans un plaidoyer pro-impôts. "Il faut arrêter cette petite musique qui dit que l'impôt est l'ennemi de l'emploi et du pouvoir d'achat", dit Philippe Martinez qui estime que "payer des impôts c'est important" et jugeant que les "grands gagnants" étaient les "grandes entreprises" : ce sont eux "qui sont les plus exonérés et qui gardent plusieurs dizaines de milliards tous les ans dans leurs poches plutôt que de contribuer à la solidarité nationale". 

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