Le professeur Yazdan Yazdanpanah, membre du Conseil Scientifique, directeur de l’ANRS, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

"La situation n’est pas la même partout en France, je pense qu’il faut le dire", rappelle le professeur Yazdan Yazdanpanah. "C’est lié au fait que les variants ne circulent pas de la même façon partout en France. Il y a des zones où c’est plus ou moins important. Dans une vingtaine de départements, on est sur un plateau haut depuis un certain temps. On est en train d’augmenter tout doucement, mais on n’est pas dans une courbe exponentielle comme au mois de mars 2020."

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"Le couvre-feu a eu un impact", estime-t-il. "Dans des pays comme le Royaume-Uni ou le Portugal, avec des restrictions beaucoup plus lâches, avec le variant leurs courbes ont explosé. Chez nous, ça a été freiné. Ce n’est probablement pas suffisant, dans un certain nombre de régions, donc il faut sans doute aller plus loin. Jusqu’où ? C’est la question, et il y a des courants différents. On ne peut pas dire “il faut absolument faire ça”, parce que personne ne le sait."

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"On peut essayer des choses au niveau régional et départemental et voir si ça marche"

Faut-il pour autant repasser au confinement, selon lui ? "On n’arrête pas de parler de confinement, mais il y a plusieurs types de confinement. Tout le monde pense à celui de mars dernier. On peut avoir des solutions nationales ou régionalisées. On peut avoir le week-end, un confinement avec les écoles ouvertes, ou autre… Là, on peut essayer des choses au niveau régional et départemental et voir si ça marche."

"Si on diminue le brassage deux jours par semaine, c’est évident que ça va avoir un impact. De la même façon que quand vous passez de 20h à 18h pour le couvre-feu, il y a un impact. Est-ce suffisant ? C’est difficile de répondre. On va voir avec Nice, comment ça se passe, peut-être réajuster si on voit que ça ne baisse pas."

Que pense Yazdan Yazdanpanah, de l'idée d'un reconfinement total à Paris ? "La science est fragile, donc c’est difficile de savoir [si c’est la bonne solution]. Est-ce qu’un confinement strict de trois semaines est suffisant pour faire baisser ? J’en doute. L’idée intéressante, c’est de faire baisser pour qu’on puisse vivre normalement après. Le problème, c’est que ça risque de revenir. Plus les gens sont vaccinés, plus nos anciens sont vaccinés, plus on va vers un risque moindre que ça revienne."

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Pour lui, "il faut aller plus loin que le couvre-feu à 18h. Plusieurs scénarios sont sur la table, il faut probablement aller vite... Mais il faut éviter de tout le temps dire que c'est la catastrophe, la fin du monde, etc."

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Yazdan Yazdanpanah est également contre une fermeture des écoles. "Moi personnellement, je pense que l’école est importante, que les enfants y aillent c’est ultra important. Je suis pour qu’on fasse attention à l’école, au moment des repas ou à la sortie. Même si les enfants ne transmettent pas plus le virus que les adultes, c’est un lieu de transmission mais le rôle de l’école est fondamental."

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"Il faut aller, de manière générale, vers plus de dépistage, traçage et isolement, qui fait qu’on baisse le taux de Covid. Il faut aller le plus possible vers une stratégie qui évite les transmissions."

"En médecine, on s’engueule tout le temps pour trouver la meilleure solution"

Yazdan Yazdanpanah estime aussi que les controverses entre scientifiques et avec le politique sont saines. "Entre scientifiques, c’est bien qu’on pense différemment, c’est une richesse. Il y a une diversité au sein du conseil scientifique, et c’est bien : on est toujours arrivés à un consensus. Côté politique, le conseil scientifique est là pour éclairer, pas pour prendre des décisions. C’est normal que l’exécutif prenne des décisions d’après nos avis. Des avis n’ont pas été suivis dans le passé, et probablement à juste titre. On est dans un combat, et il faut qu’on soit tous ensemble."

Et il balaye aussi l'idée que les dissensions entre experts seraient inquiétantes. "En médecine, on s’engueule tout le temps pour trouver la meilleure solution pour soigner un patient. Maintenant, tout le monde voit nos engueulades, mais pour nous c’est quelque chose de banal et de constructif. Le problème actuel, c’est ceux qui viennent faire ça à la télé, parce que le message passe mal."

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  • Légende du visuel principal: Le professeur Yazdan Yazdanpanah, chef du service maladies infectieuses à l’hôpital Bichat, directeur de l’institut d’infectiologie à l’Inserm et expert auprès de l’Organisation mondiale de la santé © Radio France / France Inter
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