Le ministre de l'Économie et des Finances est l'invité du Grand Entretien de la matinale avec Nicolas Demorand, Léa Salamé et les auditeurs de France Inter.

"Je ne suis pas là pour juger, mais pour expliquer que notre régime de retraite construit en 1945 est à bout de souffle" explique le ministre de l'Économie, à quelques jours d'une mobilisation nationale d'ampleur contre la réforme des retraites.

"Faisons en sorte que le régime de retraite par répartition puisse continuer à vivre dans les années qui viennent"

Le ministre, interrogé sur les situations des enseignants et des mères de famille, a affirmé qu'ils ne seront "pas perdants" : "Dès le premier enfant, vous aurez 5% de revalorisation de votre pension de retraite."

Sur le cas des enseignants, qui perdraient entre 300 et 600 euros par mois avec la réforme : "Sur l'intégration des primes et revalorisation pour les enseignants, on va discuter, ne laissons pas croire qu’un problème aussi important nous aurait échappé."

Sur l’OCDE, qui dit que le système de retraite français est "très bon" : "Il est injuste", rétorque le ministre, "notamment pour les femmes, qui ont des carrières hachées, des salaires modestes".

"Si on laisse faire, ce sera le règne du chacun pour soi"

"Le système par point permet de remettre de la justice, dès la première heure de travail" affirme encore Bruno Le Maire : 

Bruno Le Maire est également revenu sur la taxation des GAFAM : "Un sujet qui me tient très à coeur, puisque les États-Unis sont en train de faire machine arrière toute, mon message va être clair : nous n’abandonnerons jamais, jamais, jamais, pour avoir une fiscalité du XXIe siècle qui soit juste et qui taxe les activités digitales".

  • Légende du visuel principal: Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier
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