Au lendemain de l'entrée au Panthéon de Simone Veil, Marlène Schiappa, Secrétaire d'État chargée de l' Égalité entre les femmes et les hommes est l'invitée du Grand entretien de la matinale.

Marlène Schiappa
Marlène Schiappa © Radio France / Anne Audigier

Sur l'après-Weinstein : "La situation n'est pas homogène" explique Marlène Schiappa qui cite son cas, et son cabinet "délocalisé à Trappes, où des jeunes filles n'avaient pas entendu parler de l'affaire."    e et la loi sur les violences sexuelles. 

La Secrétaire d'État chargée de l' Égalité entre les femmes et les hommes a assisté, ce dimanche, à la cérémonie de l'entrée au Panthéon de Simone Veil : "L'après-midi, des gens son revenus, il y avait une file d'attente immense pour accéder au Panthéon (...) Simone Veil représente énormément de causes du XXe siècle " et elle rappelle qu'"elle a mené des combats très seules sur des questions qui font consensus maintenant"   

Lors de la cérémonie, l'allusion, dans le discours prononcé, au droit des femmes à disposer seule de leur corps :" C'est à ce moment là que dans les gradins cela a le plus applaudi ". 

Faut-il inscrire au fronton du Panthéon : "Aux grands hommes et aux grandes femmes la patrie reconnaissante"? "On a tendance a décrédibiliser tout combat pour l'égalité homme-femme", estime Marlène Schiappa,"y compris la sémantique : je suis pour qu'on utilise cette formule, que Simone Veil avait déjà demandé en son temps à François Mitterrand."  

Simone Veil était-elle de gauche ou de droite?  "Simone Veil transcendait les partis politiques. Il serait trop facile, aujourd'hui, de faire une forme de récupération."

Sur le rapport des violences obstétriques et gynécologiques

"Il y a un an, lorsque j'ai commandé ce rapport, il y a eu un tollé", rappelle la Secrétaire d'État chargée de l'Égalité : 

Des soignants ont pu se sentir stigmatiser. Le bashing de gynécologues n'est pas l'objet mais plutôt savoir comment restaurer un lien de confiance

Améliorer le dispositif de protection de femmes battues

Après deux récents cas d'assassinat de femmes par leur compagnon, Marlène Schiappa explique : "On travaille sur l'amélioration du téléphone "grave danger" et [de son] financement". Un groupe "chargé de faire des proposition" est en place depuis la semaine dernière, selon la secrétaire d'État qui annonce aussi "un contrat local contre les violences pour mieux faire circuler l'information, et pour protéger les femmes jusqu'à ce qu'elle soit en sécurité."

Sur l'après-Weinstein : "La situation n'est pas homogène" explique Marlène Schiappa qui cite son cas, et son cabinet "délocalisé à Trappes, où des jeunes filles n'avaient pas entendu parler de l'affaire"    

C'est un appel à l'humilité : notre enjeu c'est poursuivre cette prise de conscience, la situation n'a pas changé mais la question est désormais sur la table

Le grand malaise des hommes  

L'enjeu de l'égalité femme-homme consiste surtout, explique-t-elle à savoir comment faire pour ne pas être assigné aux stéréotypes de genre  : "C'est une époque passionnante où on peut redéfinir la virilité et la féminité. Actuellement la domination doit etre renversée , pas pour arriver à la situation adverse mais pour arriver à l'égalité."

Sur la situation des femmes, défavorisées à la retraite : "Nous travaillons avec Jean-Paul Delevoye, sur l'arrêt de travail des femmes pendant un moment, pour ne pas se retrouver pénalisés à la retraite (...)

Il y a actuellement 37% d'écart de retraites entre femmes et hommes, c'est supérieur à la moyenne européenne   

"Seulement 16% des maires en France sont des femmes, il reste aussi des progrès à faire sur l'égalité en démocratie" constate Marlène Schiappa.

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