Au lendemain des manifestations du 1er mai, Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, est l"invité du Grand Entretien du 7/9 avec Nicolas Demorand.

Philippe Martinez lors de la marche du 1er mai 2018
Philippe Martinez lors de la marche du 1er mai 2018 © AFP / Alain JOCARD

Philippe Martinez revient sur les conditions du défilé du 1er mai.

"Les CRS sont intervenus tard, et s'en sont pris aussi aux militants de la CGT".  A-t-il eu l'impression de se faire voler ce moment par des casseurs ? "Bien sûr, et ça fait 2 ans, que ce genre de choses se passe comme ça. Le 14 juin 2016, on avait les mêmes individus..". 

Pour Philippe Martinez,c’est le préfet qui est en charge de la sécurité et le préfet avait prévenu qu'il y avait des risques de débordements et "c'est lui qui est en charge de la sécurité".

Hier c’était grave et c’est condamnable 

Philippe Martinez lui-même,  a été coincé pendant 3/4h sur le pont d’Austerlitz. 

La question reste de savoir comment les casseurs ont pu s'infiltrer dans le cortège malgré la présence policière. 

Interrogé sur la division syndicale, Philippe Martinez explique : "Je suis en difficulté pour vous l'expliquer, je ne comprends pas moi-même". 

Dans cette période il y a besoin de mettre nos différences de coté

Le gouvernement changera -t-il certaines décisions sur la SNCF ?

Concernant la SNCF, Philippe Martinez rappelle qu'il demande au gouvernement de reprendre l'intégralité de la dette.   "La dette est de la responsabilité des différents gouvernements". 

Il rappelle que les investissements financés uniquement par la SNCF, servent aussi aux petites lignes. 

La mobilisation faiblit mais pour lui ce n'est pas un échec de la méthode : "L’intérêt de cette grève c’est que 3 jours sur 5 on est en contact avec les usagers. Ça va au-delà du statut des cheminots, le débat c’est l’enjeu du ferroviaire". 

Le Premier ministre s'apprête désormais à recevoir les syndicats. 

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