Jean-Michel Blanquer, Ministre de l'Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports, est l'invité du Grand entretien de France Inter pour la journée spéciale "Tous solidaires des enseignants". Si la minute de silence en hommage à Samuel Paty n'est pas respectée, "ça ne sera pas accepté", a-t-il averti.

Si la minute de silence en hommage à Samuel Paty, qui doit avoir lieu ce lundi, n'est pas respectée, "ça ne sera pas accepté", a prévenu Jean-Michel Blanquer, invité du Grand Entretien sur France Inter. "Il y a des sanctions qui existent dans les établissements lorsque cela arrive"

"On ne se laissera pas faire, la République est la plus forte"

Le ministre de l'Éducation indique que "l’institution est là pour aider. Ce sont les fameuses équipes Valeurs de la République, qui seront mobilisées non seulement aujourd'hui mais dans les prochains jours. Si dans un lieu, ça se passe mal il y aura peut-être des sanctions pour certains, en tout cas de la discussion, peut-être que les familles seront convoquées (...) On ne se laissera pas faire, la République est la plus forte."

Sur le fait que les enseignants ne puissent pas se réunir deux heures avant le début des cours pour préparer l'hommage, comme c'était initialement prévu, Jean-Michel Blanquer s'explique : "c’était mon intention, mais les régions de France étaient dans l’impossibilité de changer les transports scolaires (...) On ne voulait pas que les élèves s’agglutinent en violation du protocole sanitaire. Bien sûr que j’aurais préféré que ces deux heures aient lieu."

Pour un renforcement de l'enseignement moral et civique

Faudrait-il renforcer l'enseignement moral et civique au lycée ? "Oui, probablement, et des choses complémentaires", a estimé Jean-Michel Blanquer. "Il y a une chose que je prône très fortement : que nous reconnaissions l’engagement civique des élèves au travers du brevet, à l’âge du collège. Reconnaître quand les élèves s’engagent dans quelque chose."

Sur l'inquiétude en termes de sécurité, après les attentats : "On a lancé le plan Vigipirate alerte attentats, ça a été travaillé en Conseil de défense. (...) Le nombre de militaires a été augmenté, de 3 000 à 7 000 (...) Même à l’éducation nationale, on a ce qu’on appelle les équipes mobiles de sécurité", a-t-il souligné.

La fermeture des écoles face aux conditions sanitaires, a-t-il aussi précisé, "n'est pas à l'ordre du jour" : "Je suis un militant de l’école. Ce qui compte, c’est que les enfants ne perdent pas le fil de l’école. Ils viennent d’avoir deux semaines de vacances. Et on sait très bien qu’en milieu familial et de vie sociale, il y a plus de contaminations qu’à l’école. Donc aller à l’école n’est pas un risque excessif par rapport au reste de la vie."

Jean-Michel Blanquer s'est aussi exprimé sur la fermeture des librairies, souhaitant "qu'elles rouvrent au plus vite : c'est une cause nationale."

Le ministre ciblé par des menaces

Le ministre de l'Éducation a aussi affirmé faire partie des ministres qui ont reçu des menaces de mort ces derniers jours, selon une information RMC : "Oui bien sûr, je reçois des menaces, c’est évident. Mais je ne préfère pas en parler trop, c’est important qu’on soit dans une ambiance d’apaisement, et on ne peut pas donner le pouvoir d'inquiéter à toute personne qui derrière son écran se livre à ça." 

  • Légende du visuel principal: Jean-Michel Blanquer © AFP / Xosé Bouzas / Hans Lucas
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