Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger est l'invité du grand entretien à 8h20, pour évoquer la réforme des retraites et le revirement effectué par Emmanuel Macron la semaine dernière sur la question.

Aux yeux de Laurent Berger, le système de retraites actuel n'est pas juste. "Il pénalise très majoritairement les femmes, il pénalise ceux qui ont eu des carrières pénibles, hachées , ou avec des très faibles progression", constate le secrétaire général de la CFDT. D'où l'intérêt selon lui d'injecter plus "d'éléments de justice et de solidarité".

Alors qu'Emmanuel Macron a semblé remettre en question l'idée d'un âge pivot la semaine dernière, Laurent Berger estime que "pour l'instant ça reste une parole". "Ce qui est sûr, dit-il, c'est que l’âge pivot à 64 ans pour tout le monde est pénalisant pour ceux qui ont commencé à travailler jeune et ceux qui avaient une retraite pleine et entière dès 62 ans. C’est injuste que ce soit le même âge pour tout le monde".

La CFDT prévoit-elle une mobilisation ? "Sur ce sujet, non", répond Laurent Berger, qui se défend d'avoir changé de ton par rapport à l'exécutif. "Si vous m'interrogez sur l’assurance chômage je vous dirai tout le mal que j’en pense ! Sur le plan de rénovation thermique des logements, le ton n’a pas changé, sur le fait qu’on ne relève pas le RSA, le ton n’a pas changé. Je ne veux pas être un opposant, ni un partisan, je veux être un syndicaliste. Sur la question des retraites s’il est question de construire plus de justice, j’en suis". 

Interrogé sur les privatisations engagées par le gouvernement, le secrétaire général de la CFDT répond : "Je ne suis pas pour ces privatisations : pour la Française des Jeux, il y a des questions de santé publique, autour du jeu, de l'addiction  ; pour Aéroports de Paris, il faut pas se foutre de la gueule du monde, ce sont des endroits hyper stratégiques."

  • Légende du visuel principal: Laurent Berger © AFP / ludovic MARIN / AFP
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