Benoît Hamon, candidat du mouvement Génération-s aux élections européennes, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Alexandra Bensaid à 8h20.

Benoît Hamon invité de la matinale grand format de Patrick Cohen ce lundi 27 février 2017
Benoît Hamon invité de la matinale grand format de Patrick Cohen ce lundi 27 février 2017 © Radio France / Anne Audigier

"À force d’apporter peu de soin à la qualité démocratique, l'Europe est menacée sur le terrain des libertés" estime Benoît Hamon. "En Hongrie, la liberté de la presse est menacée, en France la liberté de manifester .... Aujourd’hui, oui, l’Europe est menacée, il faut repartir a l’offensive. Le terrain des libertés est celui par lequel l’Europe est menacée."

"Incarner le choix de l’Europe"

"Je suis membre d’un parti dont je ne suis pas le chef, avec des alliances uniquement à gauche" explique le candidat européen : 

Le choix de s’inscrire dans un parti transnational, c’est une prise de risque

Benoît Hamon évoque aussi une "double pression : celle des libéraux et des nationalistes".

Et que dire de Pascal Canfin, qui a rejoint le camp LREM pour le scrutin européen : "Mieux vaut choisir des femmes et des hommes qui s’engagent avec clarté"

Il faudra un peu plus que les Verts pour lutter contre le dérèglement climatique ; s’il fallait compter sur ce seul parti nous n’y arriverons pas

"Aujourd’hui je ne vis pas de la politique", précise Benoît Hamon, "je dirige une société que j’ai créée, je ne vis pas comme un politicien professionnel (...) Ceux qui disent 'je prends du recul', c’est 'je vais faire de l’argent dans le privé'".

L'ex-candidat à la présidentielle affirme encore : "Je crois que les combats innovants, c’était moi qui les portais [...] Sur toutes ces questions là, il faut poursuivre le combat."

Maintenant, et c’est la différence : je suis libre 

Sur la responsabilité de François Hollande dans l’effondrement de la gauche : "Je prends ma part pour ce qui est la campagne présidentielle [...] mais je persiste et signe, je pense que ce projet politique est le bon, ma conviction reste intacte."

Sur la contribution retraite des entreprises, Benoît Hamon propose que "la contribution des entreprises soit assise sur la richesse qu’elles créent". Quand à évoquer la baisse des fonctionnaires : "120 000 fonctionnaires en moins : vous êtes contents de parler à une machine ? Il y a  un coté 'cause toujours' dans ce débat national, un coté qui m’inquiète : la disparition des gens."

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