Le ministre de l'Économie et des Finances, publie "Paul. Une amitié", un récit sensible autour de la figure d'un ami disparu. Il est l'invité du grand entretien d'Ali Baddou et Alexandra Bensaid à 8h20.

"Écrire ce livre était une nécessité absolue de témoigner" explique Bruno Le Maire, sur cet ouvrage intime qui détonne parmi les publications politiques habituelles ("Ce livre a été écrit pendant mes vacances, pas sur mes horaires de travail, je le précise") : "On écrit beaucoup sur les grands hommes, c'est utile aussi d'écrire sur les hommes biens. Paul était un homme bien". 

Je ne suis pas allé à l'hôpital pour faire de la politique, mais je peux témoigner de la vie de ceux qui font la vie de l'hôpital. On a eu des débats avec les infirmières, sur l'application des 35 heures, les conditions de vie [de ces travailleurs]

Sur la fin de vie, le ministre de l'Économie répond en citoyen : "J'ai des convictions mais pas de réponses."

À propos de la crise des "gilets jaunes" : "La crise vous ne la voyez jamais venir. Nous y avons apporté les premières solutions (...) l'impatience elle est telle que cela a provoqué cette crise."

Le ministre de l'Économie et des Finances a également réagi à l'arrestation d'un des leaders des "gilets jaunes", Eric Drouet, lors d'une manifestation parisienne, ce mercredi soir.

Sur les chômeurs et les règles de retour à l'emploi :  "Il y a une petite partie qui ne respecte pas les règles, certains parce qu'ils ne les connaissent même pas (...) Nous tiendrons davantage compte des compétences et des avantages personnels de chaque chômeur."

Sur le prochain débat citoyen voulu par le président de la République : "Ce débat qui va s'ouvrir va pouvoir ouvrir la question des dépenses de services publics prioritaires par rapport à d'autres. Le débat va permettre de demander aux Français : 'Quelles dépenses publiques êtes-vous prêts à réduire pour baisser les impôts?"  

Le ministre des Finances Bruno Le Maire a prévenu que le quinquennat d'Emmanuel Macron allait "entrer dans le dur" cette année, insistant sur le besoin de réformer le système des retraites, les indemnisations chômage et la dépense publique.  "L'année 2019 doit être l'année des choix décisifs pour notre pays", a affirmé le ministre, convaincu que le programme de réformes du président de la République n'était pas affaibli par le mouvement des "gilets jaunes".   

Selon lui, le gouvernement a en 2017 et 2018 "engagé une transformation en profondeur du pays et fait des choix qui étaient difficiles, courageux et nécessaires", ce qui lui donne un "socle solide" pour poursuivre les réformes.   "Je crois profondément que le quinquennat commence à partir de maintenant à entrer véritablement dans le dur", a assuré Bruno Le Maire.   

"Il faut maintenant avancer et avancer encore plus vite sur des sujets qui sont décisifs pour notre avenir collectif : notre système de retraites, l'indemnisation du chômage et un État qui doit être plus efficace au service des Français", a-t-il expliqué. Le ministre a ainsi affirmé qu'il fallait déterminer "quelle dépense publique nous sommes prêts à réduire pour enfin réduire les impôts et les taxes des Français".

Sur la taxation des GAFAM

"Il est n'est pas acceptable que des entreprises aient plus de pouvoir que des États" explique Bruno Le Maire : "Ce qui se joue, c'est la conception de l'Europe (...) Je souhaite que, au mois de mars prochain, les 27 États membres soient capables de se mettre d'accord sur la taxation des géants du numérique".

"2019 sera l'année des choix décisifs pour notre pays (...) Le quinquennat entre à partir de maintenant dans le dur (...) Il faut des moments de respiration dans le quinquennat pour permettre le débat" estime le ministre qui affirme aussi : "J'ai toujours considéré qu'il ne fallait pas avoir peur du peuple."

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Bruno Le Maire © AFP / Ludovic Marin
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