Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

A la lecture de l'entretien d'Emmanuel Macron donné à la presse régionale,  Laurent Berger dit "Je suis circonspect. on ne voit pas grand chose, c’est flou, il y a beaucoup de brouillard. Il me semblait qu’il y avait deux défis, la transition écologiste et la justice sociale. Or il n’y a rien dans cet entretien sur la pauvreté ". 

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"La CFDT ne voit pas comment, pendant cette période où les plans sociaux se succèdent, où les difficultés d'emploi se succèdent, on va mettre comme priorité de la concertation sociale la question des retraites", a-t-il justifié.  "Cet été, on va rester très mobilisés sur l'emploi. On a tout un tas d'initiatives de soutien à nos équipes, de soutien aux salariés, notamment des toutes petites entreprises, mais sûrement pas sur la question des retraites", a détaillé Laurent Berger.

Emmanuel Macron annonce vouloir "demander au gouvernement de réengager une concertation avec les partenaires sociaux, en profondeur, dès l'été, sur ces questions."

Laurent Berger considère que la réforme des retraites n'est pas d'actualité. 

"On ne va pas se remettre à se foutre sur la gueule sur la question des retraites dans cette période"

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Pour autant, explique-t-il, " la CFDT continue d'être pour un système universel des retraites parce que ça nous semble beaucoup plus juste, notamment pour les salariés les moins bien dotés pendant leur carrière professionnelle. Donc, on peut continuer à discuter du principe et voir ce que ça pourrait s'appliquer, mais sûrement pas de le faire cet été était sous l'angle, en plus de l'équilibre global du régime des retraites". 

La question de l'allongement de la durée de cotisation, évoquée par Emmanuel Macron, reste "très clairement" un chiffon rouge pour la CFDT.

Le Ségur de la santé ne satisfait pas encore les syndicats

Le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger estime  qu'"il faut 8 milliards" d'euros de revalorisation salariale pour les personnels soignants, dans le cadre du "Ségur de la santé", dont les négociations doivent s'achever d'ici quelques jours. "6,4 milliards ce n'est pas suffisant", dit-il, "il faut 8 milliards". 

Interrogé sur les suppressions d'emploi annoncées dans plusieurs grands groupes et notamment pour Airbus, Laurent Berger répond : " je redoute des licenciements secs, mais surtout des suppressions d’emplois alors que le carnet de commandes n’a pas baissé, il y a eu du retard. On pourrait maintenir les emplois et les compétences, car on en aura besoin quand ça repartira. Ça ne se limite pas à 3500 salariés ce sont des tas de salariés dans la sous traitance. Ces entreprises comme Air France égqalement doivent activer les dispositifs qui existent".

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Évoquant l'annonce de Sanofi ou Nokia, "ce sont des margoulins, passez-moi l'expression" dit Laurent Berger, dans le cas de Nokia,  "c'est un problème de stratégie et de loyauté".  Il faut distinguer selon lui ceux qui peuvent mettre en place les dispositifs de chômage partiel, et d'autres, "qu'il faudrait sanctionner"

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  • Légende du visuel principal: Laurent Berger © AFP / Laurent Berger
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