Christian Jacob, président du groupe LR à l'Assemblée nationale, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Alors que le gouvernement lance ce mardi son "Grenelle des violences conjugales", Christian Jacob, président du Groupe LR à l'Assemblée Nationale et député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne évoque les propositions de son groupe faites sur le même thème : "Il y a des décisions d’urgence qu’on peut prendre rapidement (...) Sur ce sujet, y a pas une politique de gauche, du centre, de droite (...) Plus d’un mois entre le dépôt d’une plainte et l’ordonnance de protection, ça n’est pas supportable".

Peu enclin à se porter candidat à la présidence de LR il y a encore peu de temps, Christian Jacob a changé d'avis : "C'est un engagement avec beaucoup de détermination (...) Avant les vacances je n’étais pas dans cet état d’esprit, simplement à un moment il faut prendre ses responsabilités"

Aujourd’hui il faut rassembler, réconcilier, reconstruire

"La réalité c’est que depuis 7 ans, on perd deux présidentielles, 2 législatives, un échec violent aux européennes; en revanche à cette période, on gagne les élections sur les territoires, municipales, régionales" : 

"Si on était en bonne santé, je ne serais pas candidat aujourd’hui, on aurait pas ces élections internes

Que voir d'autre qu'une division dans le tour de rentrée des uns et des autres : "C’est aussi la démonstration qu’il y a  un  peuple de droite (...) Je dis à tout le monde de travailler dans la grande maison, je dis de bâtir une cathédrale (...) J’ai pas vu beaucoup d’idées émerger de ces petites chapelles".

Macron fait-il un bon président de droite? "Les réformes qu’attendaient les gens de droite n’ont pas été engagées", estime Christian Jacob, la compétitivité des entreprises n’est pas là". Sur la question des retraites, les positions du président de la république sont très "évolutives" selon lui : "Nous on pense harmonisation du public / privé ; il faut sortir avec un calendrier des régimes spéciaux, allonger la durée de cotisation". 

Et sur ce dossier, la consultation nationale est-elle une bonne idée? "Je crains que cela ne permette de gagner du temps et que la réforme" :

Une primaire ouverte pour la droite?

La droite doit-elle envisager une primaire ouverture pour désigner un candidat à la prochaine présidentielle ? "Je ne suis pas favorable à la primaire ouverte, elle a permis à des gens qui n’étaient pas de notre sensibilité de se mêler du scrutin" explique Jacob.

Défendre l'agriculture en France

Que dire au maire de Langouët sur les pesticides qui envahissent sa commune ? "Il ne faut pas des arrêtés dans tous les sens. Le monde agricole est celui qui a fait le plus en matière de baisse d’utilisation des pesticides, mais n’interdisons pas tout, dans tous les sens, du jour au lendemain. Faisons le avec sérieux, sinon demain il n’y aura plus d’agriculture."

La stratégie LR aux prochaines municipales

"Il faut rester majoritaire sur les territoires" estime Christian Jacob. "La règle c’est qu’ on ne peut pas passer d’accord avec En Marche, sinon on perdra la majorité au sénat, aux départementales et aux régionales". Quand au cas Estrosi (qui prône des alliances avec d'autres partis pour composer sa liste à Nice, ndlr) : "Je ne veux pas d’accord politique, car l’accord c’est un marché de dupes ! Allons au-delà de ça, on ne va pas s’associer avec des gens (LREM) dont le but premier est de nous voir disparaître 

La règle pour les investitures [aux municipales], c’est qu’il n’y a pas d’accord politique

Sur une candidature éventuelle de Rachida Dati à Paris en 2020 ? "J’ai toujours considéré que Dati avait toutes les qualités pour porter nos couleurs" affirme Christian Jacob.

  • Légende du visuel principal: Christian Jacob © Radio France / Anne Audigier
Les invités
  • Christian JacobPrésident du Groupe LR à l'Assemblée Nationale et député de la 4e circonscription de Seine-et-Marne
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