Invité lundi matin de France Inter, Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères reconnait Juan Guaido comme le "président par intérim" du Venezuela et estime qu'il est "habilité" à organiser de nouvelles élections présidentielles dans le pays.

Alors que l'ultimatum lancé par l'Europe au Venezuela est arrivé à son terme, Jean-Yves Le Drian, ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, a estimé lundi matin sur France Inter que le président de l'Assemblée nationale Juan Guaido était "habilité" à organiser de nouvelles élections présidentielles. "Il est président par intérim" a reconnu le ministre français soulignant que contrairement au président Maduro, l'élection de Guaido à la tête du parlement vénézuélien n'a pas été contestée depuis qu'elle a eu lieu en 2015. "Il faut sortir de cette crise par une élection présidentielle complètement légitime" a ajouté Jean-Yves Le Drian en précisant que les pays européens allaient se réunir aujourd'hui et estimant que "seules des élections libres pourront permettre d'avoir une autorité et une démocratie retrouvée". Est-ce de l'ingérence ? Non répond le ministre, "c'est une tentative de faire en sorte que cette crise se règle dans le calme". 

Le retour des djihadistes français ? 

Interrogé sur le nombre de djihadistes français susceptibles de revenir en France, Jean-Yves Le Drian refuse de donner un chiffre précis : "Je trouve étonnant que des chiffres sortent. Ce que je peux vous dire, en tout cas, c'est qu'on n'en a pas fini avec le terrorisme et les djihadisme". Il estime qu'il y a, en plus, des cas bien différents. "Il y a des combattants à la frontière entre l'Irak et la Syrie, sous la bannière de Daesh, et puis une bombe a retardement, la zone d'Idlib a l’ouest de la Syrie, où, au 3 millions de personnes se retrouvent avec au milieu 30 a 40 000 combattants dont des français". 

  • Légende du visuel principal: Jean-Yves Le Drian © Radio France / Anne Audigier
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