Retraites, 49.3, coronavirus : Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, est l'invitée du Grand entretien avec Nicolas Demorand et Léa Salamé.

Nouveau Conseil de défense à l'Elysée, réquisitions de masques de protection : la mobilisation s'amplifie en France pour tenter de freiner la diffusion du nouveau coronavirus, qui menace de s'ancrer dans la durée.  Avec quatre décès et plus de 200 cas confirmés, soit un doublement en trois jours, le pays se prépare à une intensification de l'épidémie qui touche désormais à la vie quotidienne des Français.

La porte-parole du gouvernement, Sibeth Ndiaye, explique que pour l'instant, au stade 2, il s'agit de freiner la propagation du virus par des mesures individuelles. Ce qui explique les mises en quatorzaine, les confinements. "On sait que les enfants sont très peu atteints par le virus, parce qu’ils ont une immunité qui leur permet de mieux y résister, mais on sait qu’ils peuvent potentiellement être porteurs", explique la porte-parole. C'est pour cette raison que l'on ferme les écoles, "on ferme quand on a des cas regroupés sur un territoire, mais on ne vas pas fermer toutes les écoles de France". Quand l'épidémie sera sur l'ensemble du territoire, la stratégie changera.

"Si nous basculons dans le stade 3, une épidémie qui circule sur tout le territoire, on ne va pas arrêter la vie de la France."

Elle rappelle par ailleurs que "la grippe, chaque année en France, atteint entre 2,5 et 3 millions de personnes ; aujourd’hui, nous avons un peu plus de 200" atteintes du coronavirus.

Masques, gels, quelles mesures prendre à titre individuel ?

Pour la porte-parole du gouvernement, "on ne doit pas acheter de masques, et on ne peut pas en acheter, car on a donné des consignes aux pharmacies". Les masques sont réservés aux malades et aux professionnels de santé.

L'objectif est de ne pas _"_sombrer dans la psychose, car nous connaissons les gestes barrières qui font qu’on n’est pas infecté ou qu’on réduit les potentialité d’infection" explique-t-elle. 

La maladie se répand par "gouttelettes", et on a besoin "que les gens contaminés évitent de projeter leurs gouttelettes, il n’y a qu'à ce profil de patients à qui on va donner des masques". 

Les élections municipales sont maintenues "à l’heure où nous parlons, il n’y a pas de raison d’annuler" précise-t-elle. La porte-parole confirme en revanche, un impact sur la croissance. La crise due au coronavirus aura un impact supérieur à 0,1 point de croissance sur l'économie française.

La réforme des retraites appliquée dès 2022

Sur la réforme des retraites, Sibeth Ndiaye, assure qu'on ne fait "rien passer au pas de charge". Elle rappelle que "nous souhaitons que les premières mesures entrent en vigueur au 1er janvier 2022. Or il faut un an pour traduire la loi en décret et arrêtés. De plus, cette année, le Sénat se renouvelle et ne peut siéger de mi juillet à octobre". 

Les César : "J'aurais dit la même chose que Franck Riester"

Interrogée sur les déclarations du ministre de la Culture, concernant le César remis à Roman Polanski, Sibeth Ndiaye estime que "c’est le rôle d’un citoyen de donner son avis. Franck Riester est un citoyen très engagé. Il a eu raison. Je le soutiens et j’aurais eu le même propos". 

Le ministre de la Culture n’est pas "un censeur" explique-t-elle, "il n’a pas à porter de jugement sur quelqu’un qui n’est pas condamné ; pour Polanski on a un jugement, auquel il échappe. Ce n'est pas une question de rumeurs."

  • Légende du visuel principal: Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement © Radio France /
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  • Sibeth NdiayeSecrétaire d'État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement
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