Dov Alfon, correspondant du journal israélien Haaretz à Paris et ancien officier des renseignements, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

En publiant son ouvrage de fiction "Unité 8200), l'ancien membre du renseignement israélien Dov Alfon retrace l'évolution des méthodes. "Cela fait dix ans, dit-il, que les espionnages sont basés sur de l'électronique". Un changement de mode opératoire qui rapproche grandement, explique celui qui est aujourd'hui correspondant de presse, du journalisme.

Dans l'ouvrage qu'il publie, Dov Alfon évoque très largement une manipulation généralisée de l'opinion. Certes, il s'agit ici d'une dystopie, mais Dov Alfon a tenu à se situer "dans de la fiction terrifiante, dans un essai de laboratoire" : "D’autres pays occidentaux devraient prendre note et regarder ce qui se passe en Israël".

Concernant Benyamin Netanyahou, Dov Alfon réfute l'opinion de plusieurs journalistes américains qui voient le chef du gouvernement israélien comme l'un des meilleurs politiques au monde. C'est plutôt en matière de survie politique, quitte à "jouer avec le feu", qu'il est le meilleur au monde.

Revenant sur les parallèles qu'il a fait entre le renseignement et le journalisme, Dov Alfon insiste sur la gigantesque profusion d'informations que les services de renseignement doivent trier, classer, vérifier et dont ils doivent décider ce qui sera approfondi. Tout comme dans le journalisme aujourd'hui. Il ironise en invitant tous les journalistes qui cherchent une nouvelle voie professionnelle à appeler la DGSI.

  • Légende du visuel principal: Dov Alfon © Aucun(e)
Les invités
  • Dov AlfonJournaliste, correspondant du quotidien Haaretz
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