Xavier Bertrand, président de la région Hauts-de-France, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

"Nous avons la moitié de la population française qui veut se faire vacciner, grosso modo 30 millions de Français", commence Xavier Bertrand. "Quand est-ce qu’ils pourront l’être ? Pour moi le vaccin c’est une priorité nationale, il n’y a qu’avec le vaccin qu’on pourra protéger les Français, reprendre une vie normale. On peut montrer que l’homme et la science sont capables de vaincre ce satané virus. Il y a urgence ! On est sous la menace d’une troisième vague, il y a cette variante anglaise qui oblige nos amis britanniques à reconfiner, la question c’est la course de vitesse."

"Si la stratégie était bonne, le gouvernement ne l’aurait pas changée deux fois en moins d’une semaine", assure-t-il. "Dès septembre, j’alertais sur le fait qu’il ne fallait pas se louper sur la question du vaccin."

"Je viens pour dire au gouvernement de tout changer sur sa stratégie, et qu’il dise la vérité : combien de doses ont été commandées ? Il y a un risque de pénurie de vaccins."

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Pour le président des Hauts-de-France, "l’Europe a passé des commandes tardivement". "Est-ce que la France ne devrait pas passer commande en plus de l’Union européenne, comme l’a fait l’Allemagne ? Je voudrais savoir pourquoi il y a ce retard : j’ai peur que le “quoi qu’il en coûte” se soit arrêté aux portes de la stratégie vaccinale, au niveau français et européen. Les pays qui aujourd’hui n’ont pas de problème de disponibilité de vaccins sont ceux qui les ont payés au prix fort. Ce sont aussi des nations qui ont fait le choix de développer leur vaccin ! Les États-Unis l’ont fait, les Russes et Chinois aussi. On ne s’est pas donné les moyens d’avoir notre vaccin à nous, en Europe."

"Les retards sur la vaccination, ce sont des Français moins protégés"

"L’erreur du gouvernement, du président, c’est d’avoir voulu nous imposer le “en même temps” : nous ne sommes pas assez appuyés sur ceux qui voulaient se faire vacciner", accuse Xavier Bertrand. "Il faut respecter l’avis des gens, j’ai toujours dit que la vaccination ne devait pas avoir de caractère obligatoire : mais 50 % des Français prêts à se faire vacciner, c’est un atout extraordinaire ! C’est sur eux qu’il fallait s’appuyer, et il faut aussi lancer des campagnes de communication, avec une pédagogie la plus transparente possible."

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"Il faut aussi indiquer les bénéfices du vaccin, et le risque que nous pouvons connaître si les Français ne se font pas vacciner. Les retards sur la vaccination, ce sont des Français moins protégés. C’est aussi une vie économique, sociale, sociétale, qui ne reprendra pas ses droits."

"On ne peut pas en même temps chercher à faire plaisir aux anti-vaccins et aux pro-vaccins. Un responsable publique politique doit prendre ses responsabilités. J’ai ce désagréable sentiment qu’il y a une pénurie de vaccins, et qu’on a encore une fois une doctrine qui est fixée par la pénurie."

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"Il faut agir en conscience, en ne cherchant pas à plaire à tout le monde"

Pour lui, la France et l'Europe ont manqué d'ambition et n'ont pas assez soutenu les chercheurs. "Nous ne sommes pas capables aujourd’hui de dire comme aux États-Unis : “On veut un vaccin, on met de l’argent sur la table, que ça marche ou que ça ne marche pas vous avez de l’argent pour investir.” On n’est pas capables aujourd’hui de prendre ce risque politique et financier. C’est un problème de philosophie : il faut agir en conscience, en ne cherchant pas à plaire à tout le monde. Surtout quand on parle de la santé des Français."

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Il estime que la campagne de vaccination doit s'accélérer, et qu'il y a les moyens logistiques pour le faire. "Il faut beaucoup plus de lieux pour vacciner : des présidents de régions, des maires sont prêts à ouvrir des centres ! Si l’on nous met les doses à disposition, nous sommes capables d’organiser la logistique. Il faut aussi qu’il y ait plus de vaccinateurs : on a tout un réseau, en plus des médecins, celui des pharmaciens, qui sont prêts à se mobiliser. Des étudiants peuvent être formés, des infirmiers… Il faut vacciner le plus de monde le plus rapidement possible."

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Accusé par un auditeur d’être en partie à l’origine de la pénurie de masques quand il était ministre de la Santé, Xavier Bertrand assure : "Quand j’ai quitté mes fonctions de ministre de la Santé en 2012, il y avait 1,4 milliard de masques en stock. Il n’y avait pas de pénurie. Quand j’ai eu à préparer le plan français contre les risques pandémiques, nous n’avons pas manqué d’un seul masque pendant la pandémie de grippe H1N1. Quand je fais des erreurs je sais les reconnaître : sur l’hôpital, quand j’ai été ministre de la Santé, non seulement je n’ai jamais voulu appliquer la règle de non remplacement d’une personne sur deux partant à la retraite,parce qu’on a besoin de soignants, et les budgets hospitaliers ont augmenté."

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  • Légende du visuel principal: Xavier Bertrand © AFP / PHILIPPE HUGUEN / AFP
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