Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Au 33e jour de mobilisation contre la réforme des retraites, et alors que s'amorce une semaine cruciale pour les négociations, le ministre de l'Économie et des Finances s'est montré optimiste quant à l'issue prochaine du conflit social. "Ce qui me frappe dans cette rentrée, c'est que jamais le compromis ne m'a paru aussi proche, jamais la possibilité de parvenir à un accord ne m'a semblé autant à portée de main. Tout est sur la table !" assène Bruno Le Maire, qui assure qu'il n'y a "aucune inflexibilité, aucune volonté de laisser pourrir la situation". 

Interrogé sur la demande faite dimanche soir par Laurent Berger, numéro 1 de la CFDT, d'organiser une conférence de financement sur les retraites, Bruno Le Maire estime qu'il s'agit d'une "très bonne proposition". "Je pense qu'il faut saisir la main tendue", ajoute-t-il. Le ministre qualifie aussi de "très bonne proposition" celle faite par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand d'une décote temporaire sur l'âge pivot.

"Tout d'un coup chacun prend conscience qu'il faut sortir de cette logique de conflit, c'est ça la bonne nouvelle de ce lundi matin"

Condamnation des blocages de raffineries

Le ministre a par ailleurs condamné les actions de blocages menées dans les raffineries. "Ça n'est pas des méthodes pour défendre ses convictions". Il a appelé les consommateurs à ne pas se ruer sur les pompes à essence, au risque de provoquer des pénuries. "Ce n'est pas le bon réflexe".

Bruno Le Maire a affirmé son soutien aux commerçants franciliens affectés par la grève. "Aucun ne doit mettre la clé sous la porte. Je suis prêt à regarder s'il y a des mesures de dégrèvement qui sont possibles".

Interrogé sur la nomination du patron de BlackRock France, au rang d'officier de la Légion d'honneur, Bruno Le Maire défend cette distinction. "Jean-François Cirelli a toutes les qualités pour être décoré". Il qualifie de "complotisme" ceux qui accusent le géant américain de vouloir profiter de la réforme des retraites. "Cela montre l’état de dégradation de l’esprit public en France". "On ne sert pas BlackRock on sert les Français et l’intérêt général", poursuit-il.

Enfin, sur la fuite au Liban de Carlos Ghosn, le ministre de l'Économie déclare : "je pense que quand on est un justiciable, on n'échappe pas à la justice. Et Carlos Ghosn est un justiciable comme les autres".

  • Légende du visuel principal: Bruno Le Maire © Radio France / Anne Audigier
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