François Sureau, avocat et écrivain, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20, à l'occasion des célébrations autour du 75e anniversaire du Débarquement.

"Le devoir de mémoire, quand on voit la manière dont on nous bassine avec, on a l'impression qu'il est à la mémoire vivante ce que le devoir conjugal est à l'amour", lance l'avocat.

Il estime qu'il faudrait "décrasser les cérémonies de leur côté officiel". Face à l’accumulation de paroles, l'avocat pense à qui étaient ces hommes. "Ils n’étaient pas la France officielle, qui elle était du mauvais côté. C’était des jeunes réfractaires venus de tous les milieux. Des noirs, de arabes, des juifs..."

Pour François Sureau, "les résistants pensent deux choses en même temps, que nous avons tendance à séparer : ils pensent tous à la patrie, mais aussi aux valeurs démocratiques. Ils les pensent ensemble, pas séparées." Les souvenirs de ces hommes montrent "une incroyable maturité politique." 

François Sureau évoque aussi l'organisation actuelle du pouvoir : "La seule révision constitutionnelle intelligente serait celle qui viserait à remettre à plat la crise de la démocratie représentative, et à se demander comment réorganiser différemment des pouvoirs hérités du passé."

Ce proche du Président évoque la République en Marche, "c'est de la droite modérée, pour moi, il n'y a pas de sujet à cette égard". Pour François Sureau, "le centre ne peut fonctionner que s’il est radicalement réformateur et de manière surprenante. S’il cesse de l’être, soit il va faire de la droite et il tombera à droite, soit il va faire de la gauche et il tombera à gauche. "

  • Légende du visuel principal: François Sureau, écrivain et avocat © Radio France / capture d'écran
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