François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, président du MoDem et maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques), est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Alors que se préparent les élections régionales, François Bayrou, Haut-Commissaire au Plan, président du MoDem et maire de Pau (Pyrénées-Atlantiques), défend une logique de rassemblement avant le premier tour. "Au deuxième tour, ça ne marche jamais" estime-t-il. 

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Dans les Hauts-de-France, le garde des Sceaux Éric Dupond-Moretti sera présent sur la liste LREM pour les élections régionales, et pour certains, cette candidature est un moyen de faire barrage au Rassemblement national. Ce qui n'est pas du goût de Xavier Bertrand, président de la région.

"C’est un climat navrant. Quand Xavier Bertrand dit ce matin, c’est de la traitrise et du déshonneur (c’est le mot de Churchill contre Hitler, rien que ça!). Il y a 6 ans, Xavier Bertrand, tout le monde, tous les candidats, se sont désistés pour lui, y compris en sacrifiant leur siège. Xavier Bertrand avait dit je respecterai toutes les opinions, vous trouvez que c’est ce qui est en train de se faire ? " questionne François Bayrou.

Sur les questions de sécurité, François Bayrou note que "la preuve de cette incohérence dans laquelle on se trouve, c'est que Xavier Bertrand dit ce matin qu'Emmanuel Macron ne s’est jamais occupé de sécurité. Il se trouve que le ministre chargé de la Sécurité aujourd'hui était le bras droit de Xavier Bertrand y compris dans sa région."

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Selon le président du MoDem, "il n’est pas vrai qu’il y a des politique différenciées entre LR et ce gouvernement", et ajoute : "la sécurité ne peut être assurée que par une entente nationale entre forces de sécurité et justice". 

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D'une manière générale sur le climat politique, le président du MoDem estime que "tout le monde fait comme si cette élection se passait dans un climat ordinaire. Or ce n’est pas ça la situation. La situation est plus grave qu’elle ne l’a jamais été depuis la guerre, parce qu’il y a une épidémie sans précédent et un effondrement de notre appareil économique."

Il dit avoir "souvent l'occasion" de s'entretenir avec le président de la République. 

"Il a en tête qu’on puisse enfin s’attaquer à tout ce qui mine notre pays depuis des décennies et qu'on n’a jamais réussi y compris à identifier". 

Pour la relance du pays, François Bayrou propose un "plan Marshall pour la reconquête industrielle et productive" : "En Allemagne, l'industrie c'est 25 % du PIB, en France c'est entre 11 et 12 %" rappelle-t-il. Si pour le gouvernement, la priorité reste de dépenser les 100 milliards déjà prévus, Emmanuel Macron a remis le sujet sur la table, en évoquant une "grande concertation" dans les prochains mois pour "inventer un deuxième temps de la relance".

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Interrogé sur le vote majoritaire contre la levée des brevets sur les vaccins contre la Covid-19 par les élus européens à Bruxelles, et alors que les États-Unis se disent favorables à cette levée, il explique l'argument retenu : "Il n’y a de recherche que si les chercheurs sont récompensés quand ils trouvent" estimant que les brevets garantissent aux laboratoires et aux chercheurs d'être payés en retour, et il précise : "Il peut y avoir levée des brevets, je trouverais ça très bien... pourvu que le vaccin en question soit efficace et garanti! Je trouverais ça très bien, mais naturellement il faudra indemniser les laboratoires de recherche. Et on peut le faire par une démarche internationale".

Pour la présidentielle de 2022, il rappelle son soutien au président de la République, "je crois que le président se représentera", et ajoute : "Cela dit je n’ai jamais été partisan des phrases du type “moi jamais plus”" et "je n’ai jamais mis de limite à mon engagement".

Interrogé sur la responsabilité de François Mitterrand et de la France dans le génocide contre les Tutsis au Rwanda, alors qu'il était au gouvernement, (pendant la cohabitation ), il indique n'avoir "jamais vu d’indices qui aillent  dans ce sens. Il est possible qu’une partie de l’état-major ait éludé quelque chose, mais pour avoir souvent parlé de ces sujets avec François Mitterrand, je n’ai jamais senti la moindre indulgence ou la moindre indifférence de sa part". 

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La France doit-elle s'excuser ? 

"Je n’aime pas la politique perpétuelle de l’excuse" répond-il.

  • Légende du visuel principal: François Bayrou © AFP / ERIC FEFERBERG / AFP
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