Bruno Retailleau, sénateur de la Vendée et président du groupe LR au Sénat, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

En novembre 2017, Bruno Retailleau a repris la direction du microparti de François Fillon, Force républicaine, qui compterait 12 000 adhérents.  La rentrée du mouvement se fera, samedi 8, avec une convention sur "la droite et la liberté". 

Que penser de la rivalité qui oppose Laurent Wauquiez et Valérie Pécresse ? Comment incarner une droite qui rassemble sans se renier ? Quel jugement la droite porte-t-elle sur les récentes décisions politiques du président de la République ? 

Crise du gouvernement

"L’été a enterré ce qu’on a appelé le "nouveau monde". Le Premier ministre fait la politique du petit raboteur, il n'a pas de vision. La politique d’Emmanuel Macron ne produit pas de résultats. Nous sommes à la traîne par rapport aux autres pays européens. Il y a une forme d’injustice avec la taxation des retraités qui ont travaillé dur toute une vie."

Pour Macron, si les riches sont plus riches les pauvres seront moins pauvres, c’est une erreur.

"Après Hollande, il y avait besoin d’incarnation. Macron aime se mettre en scène, il y a un égocentrisme qui est inquiétant."

L’affaire Benalla

"C'est le fait du prince. Alors qu’il disait incarner un monde nouveau. Macron, c'est l’illusionniste talentueux, mais la droite n’en profite pas. Si cela continue, on sera dans l’opposition pendant de nombreuses années."

Le temps de l’alternance automatique est terminé. La droite doit proposer de choses à la hauteur des enjeux. Emmanuel Macron nous oblige à nous redéfinir.

"Je me bats pour qu’il n’y ait pas deux droites, celle de la liberté et celle de l’identité ; il faut mêler les deux. La civilisation, l’identité française et la République laïque se sont nos valeurs. Emmanuel Macron est fasciné par le modèle anglo-saxon et le multiculturalisme.

On donne tout à l’individu et plus rien au citoyen. Je veux l’Europe qui protège et qui soit aussi une belle idée de civilisation. Il ne faut pas être dans une identité de repli. 

L’assimilation, c’est celle des valeurs, une partie de l’immigration refuse ces valeurs. On était à un point où la gauche et la droite proposaient la même chose. Il faut renouveler le clivage. 

Pour l’instant, il n’y a pas de projet LR. Mais il n'y aura pas d’alliance avec le Rassemblement national, c’est niet."

Légende du visuel principal:
Bruno Retailleau © AFP / Eric Feferberg
Les invités
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.