Après les violences de l'acte VIII du mouvement des "gilets jaunes", et l'intrusion de manifestants dans l'enceinte d'un ministère dont le porte-parole du gouvernement a dû être évacué, Benjamin Griveaux est l'invité du Grand Entretien de la matinale de France Inter.

Benjamin Griveaux
Benjamin Griveaux © AFP / Ludovic Marin

Revenant sur les faits de violence du dernier week-end de mobilisation des "gilets jaunes" à travers la France, Benjamin Griveaux estime que l'"on s'en prend à la République". 

"Des images montraient des gens portant des gilets jaunes et d'autres qui n'en portaient pas (...)Pour porter un gilet jaune, aller sur un rond-point, dans les petites villes (...) il faut beaucoup de courage."

Il y a un équilibre subtil entre ordre public et liberté publique, je suis attaché aux deux

"Je dis aux Français : 'rejoignez le débat' (...) Tout ce qui permettrait moins de violences doit être examiné avec attention". À propos de l'affaire du commandant de Toulon, filmé en train de frapper des manifestants "gilets jaunes" : "La violence quelle qu'elle soit doit être bannie du champ républicain, elle n'a pas sa place."

Sur l'intrusion de militants dans les bâtiments du porte-parolat, rue de Grenelle, dont Benjamin Griveaux a dû être évacué : "Ceux qui ont détruit mon ministère, ceux là sont des factieux, ils n'aiment pas la République, ils sont minoritaires et ceux-là, les lâches, ils doivent être identifiés sanctionnés." 

Et le porte-parole de relever : "Personne ne s'est prononcé après l'intrusion : c'est une capitulation individuelle. Ils ont quitté le champ républicain."

À propos du secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, qui n'a "pas de contact avec le président depuis le 10 décembre" : "Il a eu des contacts avec des représentants de l'exécutif (...)On est au début du mois de janvier, des réponses ont été apportées."

Sur le grand débat citoyen voulu par le gouvernement  

Si certains y vont en pensant remettre en question, l'IGV, la peine de mort, le mariage pour tous, je le dis : ça n'est pas souhaitable

Sur la suppression, faite en décembre 2017, de l'ISF : "Peut-être, peut-on prendre le temps de regarder si la mesure fonctionne et de voir ensuite si on peut l'améliorer. On ne peut pas avoir du zig-zag en permanence."

Benjamin Griveaux est aussi revenu sur les attaques "antisémites" dont son épouse, et le père de cette dernière, ont été la cible, dénonçant ainsi "l'antisémitisme crasse qui est en train de se développer sur certaines antennes, sur certains réseaux sociaux" : 

Sur le nouveau décret de l'assurance-chômage, entré en vigueur le 1er janvier dernier : "À chaque fois qu'on prend un décret, les gens considèrent que c'est plus dur (...) Toutes les autres grandes démocraties occidentales ont réglé le problème du chômage de masse, pas nous."

Les invités
  • Benjamin GriveauxLe secrétaire d'Etat auprès du Premier ministre et porte-parole du gouvernement
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