Richard Ferrand, président du groupe LaRem à l'Assemblée Nationale, est l'invité du grand entretien de Nicolas Demorand à 8h20.

Un an après l'élection d'Emmanuel Macron, c'est l'heure du bilan. "Il est heureux que notre peuple ait un regard critique sur ses dirigeants " concède Richard Ferrand, qui estime que "Le président de la République est comme les Français, il est impatient (...) Qu'il y ait, dans des moments de transformations, des mécontentements, des doutes, cela est bien normal."

"Co-construire" avec les partenaires sociaux

Emmanuel Macron considère-t-il les syndicats de manière juste? Il a montré que la volonté politique doit être "au premier rang, au coeur de l'action, il s'agit de co-construire sur la base d'une volonté politique". Sur la grève en cours à la SNCF, Richard Ferrand estime que "les partenaires sociaux doivent se saisir de la future convention collective, c'est leur boulot, il faut bien discuter ensemble du modèle économique : il y a du grain a moudre, il faut s'en saisir."

Á propos de la situation à Air France/KLM : "Arborer le pavillon national n'est pas une garantie de survie éternelle (...) il y a un enjeu fondamental sur la place de Paris dans le trafic aérien, il ne peut pas y avoir KLM la fourmi et Air France la cigale, l'appel à la responsabilité lancé par Bruno Lemaire doit véritablement être entendu. Redresser une entreprise, ça prends du temps, ce n'est pas parce qu'on voit les premières hirondelles qu'il faut croire que le printemps du redressement est là."

Sur la baisse des APL, Richard Ferrand estime que "Toute politique de rabot est une erreur politique, mais elle était inévitable" : 

Sur la "Fête à Macron" et la place de l'opposition

"Il faut respecter les oppositions", estime d'abord Richard Ferrand. "Il y a des accents de provocations un peu belliqueux, mais ce que je vois , c'est que 40 000 personnes se sont rassemblées pour dire 'on est pas d'accord', il y a aussi des accents nostalgiques avec Jean-Luc Mélenchon qui a mis tout en scène pour tout délégitimer, c'est un peu 'Radio Nostalgie."

Sur les députés "godillots" déçus de LREM

"Si on part ailleurs, c'est 'divorce'. J'ai la conviction que les Français s'en moquent, ils veulent qu'on travaille", estime Richard Ferrand : 

PMA et congé parental 

Sur le projet de loi PMA : "Je suis attaché à ce que nous fassions ce que nous avons dit, que la PMA soit adoptée avant la fin du mandat de la majorité" estime le président du groupe LaRem à l'Assemblée Nationale.  Sur la crainte que Emmanuel Macron ne refuse de prolonger le congé paternité, la réponse est moins catégorique : "chaque fois que l'on peut converger sur ce qui existe en Europe, on le fait. On ne va pas rater une occasion d'être européen. Lorsque la question européenne viendra en débat, nous serons nombreux, les parlementaires à [la] défendre (...) Voyons ce qui va sortir de cette règle européenne et la France l'intégrera dans sa législation". 

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Richard Ferrand à la tribune de l'Assemblée Nationale (Janvier 2018) © AFP / Eric FEFERBERG
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