Michel Barnier, négociateur en chef de la Commission européenne sur le Brexit, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Michel Barnier
Michel Barnier © AFP / DANIEL PIER / NURPHOTO / NURPHOTO VIA AFP

Michel Barnier revient sur l'état des négociations en cours sur le Brexit, alors que Boris Johnson a affirmé son intention de dire à l'Union européenne que faute d'accord sur le Brexit d'ici au 15 octobre, le Royaume-Uni entérinera un "no deal" et "passera à autre chose" : "C'est une très longue négociation commencée il y a 4 ans (...) Il y a d'abord eu le divorce et ses conditions, et puis quelles relations on établit pour l'avenir : c'est de ça dont il est question maintenant".

En cas d’absence d’accord, "le Royaume-Uni retombera dans les règles traditionnelles et habituelles de l’OMC, il y aura des tarifs douaniers", explique Michel Barnier confie aussi rester "préoccupé : 

"Les négociations sont difficiles ; les Britanniques voudraient le meilleur des deux mondes"

Vendredi soir le quotidien britannique The Telegraph avait affirmé que le négociateur en chef des Européens sur le Brexit, va être "mis à l'écart" par les dirigeants des Vingt-Sept pour tenter de débloquer les discussions avec Londres en prenant le contrôle direct du processus : "Ça fait 4 ans que je vis avec ces attaques des tabloïds….Ces gens ne savent pas comment nous travaillons" a réagi Michel Barnier.

Un accord sur la pêche indispensable

Un accord sur la pêche est un préalable à tout accord commercial avec le Royaume-Uni, a souligné lundi le négociateur européen chargé du Brexit : "Exclure les pêcheurs européens n'est pas acceptable pour nous. Je pense qu’un accord est possible"

"L'importance humaine et territoriale de la pêche est plus importante que la seule économie de la pêche"

L'espace Schegen face au Covid

"Le domaine de la santé n'a pas été couvert jusqu'à maintenant par des compétences européennes, Le virus a prouvé qu'on a besoin de l'Europe dans des domaines ou on ne s'en sort pas tout seul (...) Les dirigeants ont compris qu'il fallait coordonner les forces européennes de recherches" estime Michel Barnier.

Les invités
  • Michel BarnierConseiller spécial pour la politique de défense et de sécurité auprès de la Commission européenne
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