Sabrina Krief, vétérinaire, écologue, professeur au muséum d’histoire naturelle, et Bruno David, paléontologue, biologiste marin et président du muséum national d’Histoire naturelle, sont les invités du Grand entretien de France Inter.

Sabrina Krief et Bruno David dans la matinale de France Inter
Sabrina Krief et Bruno David dans la matinale de France Inter © Radio France /

À l'occasion de la journée spéciale sur France Inter : "Écoutons la nature, écoutons-la vraiment !", nos deux invités du grand entretien ont raconté ce qu'ils entendaient de la nature. "En forêt en Ouganda, j’entends les vocalisations des chimpanzés, leurs rires. Il ne faudrait pas être assourdi par cette symphonie. Parce que j’entends aussi la route, les générateurs de l’usine de thé, les tronçonneuses, les machettes", explique Sabrina Krief. Pour Bruno David, le président du muséum national d’Histoire naturelle : "La nature me dit qu’elle n’est pas en bon état. Écouter la nature, c'est aussi s'écouter nous-mêmes. C'est aussi être curieux, ouvrir sa fenêtre, regarder ce qu'on a sous les yeux."

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Sabrina Krief, vétérinaire et écologue évoque une possible extinction des grands singes : "en Ouganda, ils vivent en forêt tropicale. C’est un univers très riche en biodiversité mais c’est aussi un endroit où les ressources sont importantes pour l’Homme par rapport au bois et à l'espace. Petit à petit l’agriculture et principalement l'agriculture intensive prend le pas sur la forêt."

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"Quand on parle d'extinction, on a l'image de la météorite qui tombe sur les dinosaure. Ce n'est pas comme ça que ça s'est produit, ça a toujours été des déclins progressifs. C'est ce qu'il se passe pour les oiseaux", ajoute Bruno David. 

"La 6e extinction est engagée, les heures tournent très très vite. Nous allons 100 à 1.000 fois plus que lors des extinctions du passé", Bruno David

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Au sujet de l'impact des pesticides ou du plastique sur la nature, Sabrina Krief évoque des conséquences lourdes et visibles : "J’ai observé qu’une partie des chimpanzés avec des malformations faciales comme des narines enfoncées. Au cœur de la forêt tropicale en Ouganda, dans une rivière qui coule à cinq kilomètres des zones d'utilisation des pesticides, on trouve jusqu'à 15 pesticides en cocktails. La route qui traverse la forêt regorge de bouteilles plastiques."

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Enfin sur les solutions du quotidien pour protéger la biodiversité, le président du muséum national d’Histoire naturelle insiste : "quand on prend son petit déjeuner le matin, posons-nous des questions, de même lorsque nous emmenons nos enfants à l'école en voiture. Si 20 millions d'Européens évitent de prendre leur voiture pour faire 500 mètres ça fait 10 millions de kilomètres tous les matins en moins. Chacun peut faire des efforts là où il est. La somme de petits gestes peut effectivement être très importantes."

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