Le secrétaire national d'Europe écologie-Les Verts et conseiller régional d'Ile-de-France, Julien Bayou, regrette qu'Emmanuel Macron et le gouvernement soient en train de "saborder" les mesures proposées par la Convention citoyenne sur le climat.

"Nous sommes en colère devant l’inaction de ce gouvernement", martèle le secrétaire national d'Europe écologie-Les Verts et conseiller régional d'Ile-de-France, Julien Bayou, invité de France Inter mardi matin. "On fête les cinq ans d'un accord qui a été signé à Paris, au Bourget, et la France est très très en retard sur tous ses objectifs", a-t-il regretté à propos de l'anniversaire de la Cop-21. "La France est très en retard sur ses objectifs. Et si l'on rate la marche des deux degrés et qu’on va plutôt vers cinq ou sept degrés", ce sont des "conséquences dramatiques au niveau mondial" qui s'annoncent, craint l'écologiste.

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Julien Bayou est ainsi très critique quant au "bilan" d'Emmanuel Macron sur les questions écologiques, soulignant que "les personnes qui agissent" aujourd'hui sont "les maires écologistes" qui "appliquent les propositions de la convention citoyenne pour le climat"

"Quand Nicolas Hulot démissionnait sur votre antenne, il disait ‘les petits pas sont des reculs’. Le bilan que je retiendrai d’Emmanuel Macron c'est la réintroduction des néonicotinoïdes. Sciemment, on réintroduit des pesticides dangereux pour la santé humaine, la faune, les insectes." "On est en train de reproduire le même scandale sanitaire que le chlordécone aux Antilles ou l'amiante", a-t-il dit.

"Macron, c’est un Baygon vert. Sur l’affichage ça a l’air vert et intéressant, sauf que la solution est toxique, c’est un poison pour l’environnement."

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"On met de l'huile sur le feu et, de temps en temps, on balance un sceau d'eau"

"Les 150 citoyens ont produit du bon sens écolo", estime Julien Bayou à propos des 150 mesures proposées par la convention sur le climat. "La fiscalité sur le kérosène, la publicité sur les véhicules polluants, un moratoire sur la 5G, investissement dans la rénovation thermique", cite l'écologiste. Mais selon lui, "ces mesures ont été sabordées par le gouvernement. Il y a un problème démocratique quand le président s’engage de manière publique et solennelle à les reprendre sans filtre, puis qu'il torpille une à une toutes les mesures"

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"On arrive sur des demi-mesures qui sont, à ce stade, des reculs."

"Ce n'est pas moi qui ai fait la promesse, trois fois, de transmettre sans filtre ces propositions au Parlement ou au peuple français par référendum, c’est Emmanuel Macron", a jugé Julien Bayou. Vendredi, dans un entretien à Brut, le chef de l'Etat avait jugé normal d'évaluer toutes les conséquences de ces propositions et de ne pas les adopter telles quelles. "Cela fait quatre présidents qu’on nous dit que la maison brûle et que nous regardons ailleurs. La vérité c’est qu’on met de l’huile sur le feu et que, de temps en temps, on balance un sceau d’eau."

Crise sanitaire et écologique

"Cette crise sanitaire est une crise écologique", alerte Julien Bayou. "C’est l’OMS qui dit que la déforestation, l’urbanisation génèrent ce type de coronavirus. Et prévenir coûte infiniment moins cher que guérir ou réparer. C’est une crise du capitalisme, d’un système qui n’est pas soutenable et nous en payons le prix", poursuit-il. 

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"Ce président est dans la com’. Personne ne dit 'arrêtons le nucléaire aujourd’hui'. Nous disons 'Prenons acte de l’obsolescence des centrales', qui ne peuvent pas durer de manière infinie. Certaines multiplient les incidents, on a des problèmes de réchauffement des rivières. Actons la fin progressive du nucléaire et faisons monter en charge le renouvelable pendant ce temps là. Ça coûte moins cher, c’est intéressant pour une autonomie énergétique et il y a 200.000 emplois à aller chercher dans le renouvelable", insiste l'écologiste. 

  • Légende du visuel principal: Julien Bayou © Radio France /
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