Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, revient sur le mouvement des "gilets jaunes" et la réponse apportée du gouvernement. Elle est l'invitée du Grand Entretien de France Inter.

Clémentine Autain
Clémentine Autain © AFP / Thomas SAMSON / AFP

"Il y a une dimension assez hallucinante de ce pouvoir qui ne comprend pas ce qui se passe et qui est dans une escalade de surenchère de répression et de cécité à l'égard de ce qui se passe" estime Clémentine Autain, après la réponse du gouvernement et les mesures avancées par le Premier ministre Édouard Philippe.

"J'ai l'impression d'un canard sans tête", poursuit la députée de Seine-Saint-Denis, qui voit en Édouard Philippe "un Machiavel de bac sable qui ne répond pas à ce cri de colère dans notre pays", et revient sur cette interview donnée à TF1 : "Il n'a pas répondu, il a dit circulez y à rien à voir."      

Ce qui est demandé ce n'est pas des miettes pour les manants, ce sont des éléments de rupture

"Quant à Monsieur Griveaux, on voit bien qu'il a fait HEC et pas des études d'histoire parce qu'il ne comprend rien à "l'esprit munichois" (...) Ce qui mettra en échec ce gouvernement c'est le nombre." 

À propos des violences en marge du mouvement "gilets jaunes"

Clémentine Hautain dénonce " un problème lié aux méthodes utilisées, et aux donneurs d'ordre (...)[Le gouvernement] pense que cela va apeurer et diminuer la mobilisation pour contourner le problème".

À propos de la "fascination" avouée de Jean-Luc Mélenchon pour le leader "gilet jaune" Éric Drouet : "Ce qui m'intéresse c'est le pluralisme des personnalités qui émergent, les femmes par exemple".    

Sur le "boxeur de la passerelle Sedar Senghor" (l'homme a été filmé en train de frapper des agents des forces de l'ordre), et la cagnotte en ligne ouverte par des militants pour le soutenir : "C'est au gouvernement d'enclencher un processus de désescalade et ce qu'a fait le Premier ministre sur TF1, c'est exactement l'inverse."

Les rond-points "gilets jaunes" sont peu nombreux en Seine-Saint-Denis : "Il n'y a pas de mobilisation en tant que telle de gilets jaunes, mais un soutien que j'entends ."

Les gilets jaunes, ce n'est pas tout le peuple, mais [la population] qui a pris la main, celles des zones de périphérie urbaine qui rêvait d'avoir un pavillon, tous ce mythe libéral convoité, une promesse libérale qui nous pète à la figure 

Sur le rapprochement entre idées LFI et RN, sur laquelle une auditrice s'interroge :  "En tout point nous sommes opposés." 

Le terme de gauche a été abîmé par le quinquennat de François Hollande 

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