Jean-Pierre Digard - Ethnologue, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS est l'invité du grand entretien de Frédéric Métézeau à 8h20.

Jean-Claude Digard, ethnologue, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS
Jean-Claude Digard, ethnologue, anthropologue, directeur de recherche émérite au CNRS © Capture d'écran

Jean-Pierre Digard est l'auteur du livre L'animalisme est un anti-humanisme aux éditions du CNRS. De quels animaux parle-t-on ? Que connaissent les urbains de la vie animale ? L’utilisation d’animaux par l’homme n’a-t-elle pas avant tout été un élément déterminant du processus de civilisation ? Et quelles seraient les conséquences d’une « libération animale » ?

Pour Jean-Pierre Digard, l'animalisme est une "idéologie qui consiste à placer les animaux et leurs intérêts au centre de l’organisation de la société et au-dessus des intérêts humains". L’ antispécisme en est une composite ; est spéciste celui qui n’accorde pas le même traitement à toutes les espèces ; pour l’antispécisme il faudrait traiter toutes les espèces de la même manière. 

Pour Jean-Pierre Digard, l’animalisme porte en lui une violence innée comme celle du Laboratoire anarchiste  ou les dégradations de boucheries que l'on a vu récemment.

Tous ces mouvements, cette nébuleuse, se concurrencent et donc sont entraînés vers une surenchère. Il y a dans notre société une tendance à la radicalisation pour l’animalisme aussi. On a de plus en plus de mal à supporter que d’autres aient des pensées différentes des nôtres. 

Les images chocs vues dans les vidéos faites par les militants, "c’est un phénomène scandaleux mais c’est aussi extrêmement minoritaire. Sauf situation de détresse extrême quels éleveurs auraient intérêt à avoir des animaux en mauvais état ?"  

Il y a en France environ 300 associations pro animaux. 

Jean-Pierre Digard :

La société occidentale est une société en majorité d’urbains qui ont perdu le souvenir de leurs racines paysannes et de la culture animalière qui allait avec 

Dans l’élevage industriel, qui n’est pas l’élevage intensif,  les éleveurs sont aussi mal traités que les animaux, et ce n’est pas la majorité des cas. 

La pensée animaliste se développe en parallèle avec la place de plus en plus importante des chiens et des chats dans nos sociétés. 

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