Sébastien Lecornu, ministre chargé des Collectivités territoriales, est l'invité du grand entretien à 8H20, au lendemain de la restitution des résultats du grand débat national.

Alors que l'heure est à la restitution des éléments du Grand Débat, Sébastien Lecornu estime que "ça nous rappelle à quel point les Français aiment le débat" : "Un maire sur deux a joué le jeu (...) ces images de paix démocratique ont écrasé les images de violence".

La démocratie est un muscle, il faut le faire travailler sans cesse sinon on peut le perdre

Sur le biais sociologique observé dans les participations : "Les personnes qui se sont exprimées dans les cahiers ne sont pas forcément les personnes qui se sont exprimées sur la plateforme numérique (...) Le milieu rural s’est plutôt exprimé dans les cahiers et les réunions locales, le milieu urbain davantage sur la plateforme" mais prévient-il : "Le grand débat n’est pas un sondage".

Le fait qu’il ne faut plus augmenter les impôts est un des éléments majeurs du Grand Débat

"Une réorganisation de l’état permettrait de réaliser des économies"

"Sur ces sujets de fiscalité, il y a un besoin de justice très fort" explique le ministre qui se demande aussi : "Est-ce que les Français étaient plus heureux il y a deux ans quand l’ISF existait? Je n’en suis pas sûr"

"Je me suis engagé en politique pour ne pas augmenter les impôts (...) Tout ce qui ressemble à une baisse d’impôts est sur la table, et nous intéresse" explique Sébastien Lecornu qui tempère aussi : "Les contributeurs demandent des économies sur la défense (...) je ne pense pas que la France resterait la France si elle commence à se désarmer".

"Il y a clairement un avant /après Grand Débat" estime le ministre, qui concède des regrets : “Ne pas avoir assez expliqué. Sur la taxe carbone, il y avait la volonté de répondre vite. Cet orgueil était mal placé, personne ne nous a compris."

À la réaction d'un auditeur, participant à la plateforme du Grand Débat et qui a l’impression d’avoir participé à un débat “cadenassé”, Sébastien Lecornu répond que "les contributions libres étaient aussi possibles" : 

  • Légende du visuel principal: Sébastien Lecornu © AFP / ludovic MARIN / AFP
Les invités
  • Sébastien Lecornusecrétaire d'Etat auprès du ministre de la transition écologique et solidaire
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