Eric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Eric Dupond-Moretti
Eric Dupond-Moretti © AFP / Alain JOCARD / AFP

"Ce mot, séparatisme, est dans tous les interstices du texte, toutes les virgules du texte. Mais quand on évoque le séparatisme, il n’y a pas que l’islam radical, il y a d’autres choses. L’idée c’est de ne pas être trop restrictifs, même si ce texte vise essentiellement bien sûr l’islamisme radical", a expliqué sur France Inter Eric Dupond-Moretti, Garde des Sceaux, ministre de la Justice, invité mercredi matin du Grand entretien. 

Ce texte est "une grande loi de libertés, qui redéfinit ce qu’est votre liberté, ma liberté et les frontières infranchissables". "C’est une loi qui rappelle les valeurs de la République à laquelle nous sommes tous extrêmement attachés. Dans le périmètre qui est le mien, elle vient combler un certain nombre de vides", poursuit Eric Dupond-Moretti.

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"L’idée c’est que les valeurs de la République sont transmises notamment par l’école de la République ou les écoles sous contrats. Ce qu’on ne veut plus, ce sont des écoles coraniques, dans des lieux qui sont des caves de banlieues, où l’on apprend à des enfants, qui sont des enfants de la République, à ne pas respecter la République. L’idée, c’est que les gamins de la République soient instruits, par la République, des valeurs de la République", a enchaîné le ministre au sujet de la fin de l'instruction à domicile, évoquant toutefois "un certain nombre d’assouplissements" à venir, après l'avis critique du Conseil d'Etat.

"Trois magistrats" bientôt dédiés à la lutte contre la haine en ligne

"Nous sommes partis de la situation Samuel Paty, on a examiné scrupuleusement là où nous aurions pu intervenir, judiciariser plus tôt, et il y a eu tout un travail sur la haine en ligne à partir de cette affaire".  "Ce que j’ai créé c’est un texte qui est une mise en danger de la vie d’autrui par divulgation d’informations relatives à sa vie privée, permettant de l'identifier, de le localiser et dans le but de l’exposer à un risque immédiat d’atteinte à sa vie, celle de ses proches", a expliqué le garde des Sceaux. 

Concernant la lutte contre la haine en ligne, le ministre de la Justice annonce que "trois magistrats" seront désormais dédiés à cette tâche, ainsi "qu'un juriste assistant, des greffiers". "Nous sommes presque sur le terrain expérimental", c’est suffisant "pour le moment", a estimé Eric Dupond-Moretti. 

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"Dans l’affaire Samuel Paty, vous avez une première vidéo, commentée, abondée de propos haineux qui vont conduire à la mort de cet homme. Quand on regarde de façon pragmatique la situation, on se dit qu’on ne pouvait pas judiciariser plus tôt. Maintenant on le peut", a estimé Eric Dupond-Moretti. 

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Lutte contre les Black blocs : le ministre "travaille" sur un texte 

Le garde des Sceaux a par ailleurs annoncé qu'il "travaille" avec "méthode et précisions" sur un texte pour lutter contre les casseurs dans les manifestations. Il a évoqué les "dangers" liés à la présence des black blocs dans les manifestations après les débordements du week-end. Il va réunir prochainement "procureurs, policiers et préfets" sur ce sujet. "Je comprends que vous soyez en colère et je le suis également", a-t-il répondu à une auditrice à propos des violences lors des dernières manifestations contre le projet de loi "sécurité globale" à Paris.  

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