Edwy Plenel, journaliste, cofondateur et Président de Médiapart, site d'information qui fête ses dix ans, est l'invité de Nicolas Demorand.

Edwy Plenel, journaliste, cofondateur et Président de Médiapart, site d'information qui fête ses dix ans, est l'invité de Nicolas Demorand à 8h20. Il publie "La valeur de l'information" aux éditions Don Quichotte.

Edwy Plenel revient sur dix années d'aventures Mediapart, qui a abouti à 80 journalistes dont le travail est aujourd'hui financé par 140 000 abonnés : 

Nous avons été les premiers à amener les pouvoirs publics à reconnaître qu’un site peut être un journal

"Nous étions les premiers dans le monde entier à défendre la valeur de l’information. Nous ne vivons que de ça, pas de pub, pas de sub, pas de mécènes.
Depuis le début de Mediapart, il y a tous les jours de nouveaux abonnés.
Les gens restent parce qu’ils découvrent un journal. Et puis aussi parce que nous sommes le journal le plus participatif. Nous avons fait en presse ce que la radio avait déjà inventé". 

Naviguer entre fausses nouvelles et difficulté du modèle économique

Il y a une eu une presse de caniveau, néanmoins la qualité s'est imposé : il faut faire confiance à la liberté

Une loi nécessaire sur les "Fausses nouvelles"?

"On donne la main à ceux qui peuvent utiliser cela", explique le patron de Mediapart qui cite en exemple l'une de leurs enquêtes sur le financement de la campagne électoral de Nicolas Sarkozy en 2012 : "Sarkozy nous a poursuivi en faux et usage de faux (...), plusieurs années après, des années après la justice a établi [que les docs étaient vrais]. Que ce passerait il aujourd'hui?"

Sur la chaîne télé Le Media, organe de la France Insoumise 

"Je suis pour le pluralisme (...) en revanche entendre un ancien candidat à la présidence de la République dire que la presse est l'ennemi de la liberté d'expression, c'est un désastre (...) Orwell disait que la liberté est d'abord celle de dire aux gens ce qu'ils n'ont pas envie d'entendre (...) Calomnier en bloc cette profession, c'est attaquer cette liberté profonde."

Nous avons tous besoin de journalistes indépendants, nous défendons des idéaux

Sur la critique du "Parti médiatique"

Par ailleurs le patron de Mediapart reconnait qu'il "faut montrer au public que nos informations sont utiles" : "Nous avons critiqué un certain 'journalisme de gouvernement'. Nous devons reconquérir la confiance du public."

Échapper à la tenaille entre pouvoir politique et l'argent

"Avez vous entendu parler de "Merci Patron" de François Ruffin dans les journaux de Bernard Arnaud (Le Parisien ou les Échos)? Non. Une enquête sur la souffrance au travail chez Free dans le Monde ( dont Xavier Niel est co-actionnaire, ndlr). Non. Vous voyez bien que c'est ça le problème. À Mediapart, chaque année nous publions tous nos comptes : ce devait être une obligation pour la presse."

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