Le président du Sénat, Gérard Larcher, est l'invité du Grand entretien de la matinale de France Inter ce mardi 9 mars 2021.

Alors que le gouvernement a regretté, jeudi, que trop peu de soignants soient aujourd'hui vaccinés, le président Les Républicains du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit favorable "si nécessaire" à une vaccination obligatoire de ces derniers, même s'il espère "que le temps de la persuasion va venir". "J’ai dit depuis longtemps que vacciner c’est se protéger soi-même et protéger les autres", a-t-il ajouté. 

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Afin d'accélérer la campagne de vaccination, "il faut qu'on essaye d'éviter les faux pas d'hier", a également affirmé le président du Sénat. "Il faut qu'on sorte de ces conflits entre ceux qui sont les acteurs, les médecins, les pharmaciens. Nous en avons besoin et nous avons surtout besoin des doses de vaccins. Il y a eu une forme de rattrapage parce qu'on avait des doses en stock au cours du week-end. Ce qui démontre que la mobilisation entre l'Etat, les collectivités territoriales et les soignants, ça peut amener à un nombre de vaccinations extrêmement significatives."

Vétérinaire de formation, Gérard Larcher estime que les vétérinaires "sont capables" de participer à la vaccination contre le Covid-19, mais recommande de mettre "d'abord de l'ordre dans ceux qui sont dûment autorisés, et peut-être penser aussi aux chirurgiens-dentistes qui ont une expérience de l'injection dans des conditions difficiles". Pour le président du Sénat, il est surtout important de mettre "de l'ordre" dans la stratégie vaccinale : "Arrêtons de faire des propositions tous les jours. Arrêtons le 'stop and go', qui est quand même la marque depuis le début de la crise. Le 'stop and go', ça crée la défiance."

"Hostile" à la proportionnelle

Interrogé sur le sujet de la proportionnelle, cher à François Bayrou et promesse de campagne d'Emmanuel Macron, Gérard Larcher indique qu'il y est "résolument hostile". "Face à cette défiance, face à cet éloignement entre citoyens et leurs représentants, la réponse c'est la proximité. Et la proportionnelle, c'est l'inverse de la proximité", a-t-il justifié.

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"Je sais aussi ce qu'on peut reprocher au système : certains formations politiques ne seraient pas représentées. Mais qu'est-ce qui compte ? C'est qu'une majorité de citoyens dans un territoire déterminé donnent leur confiance à un ou une députée", estime Gérard Larcher. "Réformons plutôt le calendrier des élections législatives qui a été fait dans le cadre de la réforme du quinquennat", avance Gérard Larcher, qui considère que le résultat des élections législatives, qui suivent de quelques semaines l'élection présidentielle, est "la réplique sismique de l'élection présidentielle".

Selon lui, cette situation justifie par ailleurs l'existence du Sénat qu'il préside, car c'est "pour cela qu'il est important d'avoir une deuxième chambre élue de manière différente, qui n'est pas élue dans la foulée de l'élection présidentielle".

  • Légende du visuel principal: Gérard Larcher © AFP / JOEL SAGET
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