Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, est l'invitée du Grand entretien de la matinale de France Inter. Elle évoque son projet de loi "climat et résilience" présenté en conseil des ministres ce mercredi.

"Avec ce projet de loi, on va arrêter le grand n’importe quoi", annonce la ministre. "Par exemple, on continue aujourd’hui les centres commerciaux au milieu d’un champ, qui bétonnent les campagnes et les espaces naturels ; que ce soit encore rentable de louer des passoires thermiques qui font mal à la santé et à l’environnement ; qu’on puisse encore prendre un avion pour une réunion à Bordeaux quand on est à Paris. Tout ça, la loi va permettre de l’interdire."

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Pour Barbara Pompili, même en temps de crise sanitaire, "ce serait une erreur historique de ne pas avoir d’ambition maintenant [sur l’écologie]". "Même si la crise Covid a de graves conséquences économiques, sociales, sanitaires, la crise climatique est toujours là : la Terre ne s’arrête pas de tourner et de se réchauffer. On a pris en compte [les conséquences du Covid] notamment sur certains secteurs qui en ont besoin de soutien aujourd’hui, comme l’aérien, mais ça ne nous empêche pas d’encadrer quand même !"

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"Aujourd’hui, on a des gens qui meurent dans les villes à cause de la congestion routière, parce qu’il y a trop de circulation", précise-t-elle. "Là, on va mettre en place dans les grandes villes des ZFE, des zones de faible émission, où les voitures qui sont Crit’Air 4 ou 5 ne pourront plus s’y rendre. Ça représente un tiers du parc ! Il va falloir évidemment des accompagnements : on va donner 1.000 euros pour que les gens puissent changer de voiture, mettre en place des transports en commun, du covoiturage, etc. Bref des solutions avec les élus pour que ces ZFE puissent être mises en œuvre. Toutes les mesures seront accompagnées pour que ce soit pratique !"

Concernant l'interdiction des vols pour les trajets courts qu'il est possible de faire en train, pourquoi ne pas avoir repris la proposition de la convention citoyenne de viser les trajets jusqu'à 4h de train ? "On assume le fait qu’on a un certain nombre de territoires enclavés en France, dont le seul moyen d’y arriver est l’avion. On ne veut pas les mettre en difficulté, surtout actuellement. Ensuite, ce qu’on veut c’est donner des alternatives. Là où l’on a des trains qui peuvent arriver directement dans des gares où il y a des aéroports, on se dit qu’il y a moyen de mettre en place de l’intermodalité, avec un billet unique de train et d’avion."

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"Le logement et le bâtiment, ça peut concerner potentiellement un quart de nos émissions de gaz à effet de serre, c’est donc un point essentiel", ajoute la ministre. "Si on veut y arriver, il faut deux conditions : que les personnes qui veulent rénover leur logement puissent le faire, qu’elles en aient les moyens, qu’elles soient accompagnées financièrement, que ce soit facile. Aujourd’hui, c’est un peu le parcours du combattant, même si ça s’est beaucoup amélioré avec MaPrimeRénov. La deuxième chose, c’est qu’il faut des professionnels formés, suffisamment nombreux pour assurer les travaux."

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"Si on met des interdictions que des gens ne peuvent pas se payer la rénovation, on les met dans une impasse et dans le désespoir. Ce que je veux, c’est que cette loi soit une loi d’espoir, qui aide tout le monde avec des actes concrets de l’écologie dans leur vie quotidienne."

Sur le sujet de la publicité : "On ne veut pas interdire la pub, le sujet c’est qu’à terme il n’y aura plus de publicité pour les produits polluants. Les voitures polluantes n’y échapperont pas. La question, c’est comment ça se passe : soit des engagements volontaires des constructeurs, des publicitaires, des médias ; soit des mesures d’interdiction dans la loi. C’est pas une menace, c’est une question de cohérence."

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"Je m’inscris en faux sur le fait que cette loi serait une loi de recul", s'indigne Barbara Pompili. "Je suis interloquée qu’on puisse dire ce genre de choses. On ne part pas d’une feuille blanche : dire que cette loi à elle seule doit porter toutes les ambitions de la France en matière de réduction de gaz à effet de serre, c’est absurde. On a un ensemble de mesures portées depuis le début de ce quinquennat qui porte ces ambitions. Que les écologistes d’une manière générale disent qu’il faut toujours réhausser l’ambition, bien évidemment. Simplement, les études qu’on a faites nous montrent que si on met en œuvre toutes les mesures de cette loi et celles prévues depuis le début du quinquennat et qu’on a déjà commencé à mettre en œuvre, on peut arriver à nos objectifs."

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  • Légende du visuel principal: Barbara Pompili © AFP / JOEL SAGET
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