Daniel Cohen, économiste, et Laurence Boone, cheffe économiste de l'OCDE, sont les invités du Grand entretien de France Inter.

Sur la déstabilisation de l'économie en pleine crise de santé mondiale, Laurence Boone, économiste en chef à l'OCDE explique : "Ça créé de l'anxiété et vous ne consommez plus parce que vous avez peur. La Chine, c'est 1/3 de la croissance mondiale."

Et Daniel Cohen, lui, évoque l'angoisse qui gagne les places boursières, capable de "sur-réaction" : 

"Il y a du tangage, mais c'est avant une réaction de politique économique" estime de son côté Laurence Boone . "Il faut absolument que les états se réunissent, les budgets des états peuvent nous sauver."

"Il faut tout mettre sur la table pour bien mieux payer le personnel de santé. On met l'économie sous support respiratoire"

"Aujourd'hui le problème est qu'on est pas aussi sûr de la politique monétaire [qu'en 2008]. Ce qu'il faut, c'est absolument empêcher que les entreprises mettent la clé sous la porte", estime Daniel Cohen.

Daniel Cohen prône également un grand plan de chômage à temps partiel  : "J'ai toujours peur qu'un choc négatif en un trimestre ne s'amplifie ensuite". "Si on retrouve dans l'hémisphère nord les mêmes mesure de confinement qu'en Chine, on est en récession c'est évident (...) Si l'épidémie continue de se diffuser, il faut se préparer à un vrai creux.Il faut profiter de la période pour préparer des plans d'investissements" conseille Laurence Boone".

"On est extrêmement dépendant de la Chine, elle produit par exemple 27% de ce qu'on consomme en ordinateur" explique Laurence Boone, qui affirme que, sur la démondialisation, "la coopération internationale est nécessaire au niveau mondial".

  • Légende du visuel principal: Daniel Cohen © Anne Audigier / Radio France et Laurence Boone © AFP / Eric Piermont
Les invités
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