La députée du Pas-de-Calais et présidente du Rassemblement national est l'invitée du grand entretien de la matinale avec Nicolas Demorand et Léa Salamé.

À propos de la venue de Luigi Di Maio, vice-premier ministre italien sur une manifestation de "gilets jaunes" : "Emmanuel Macron qui veut la disparition des frontières, qui a porté l’idée de listes transnationales, se scandalise qu’un militant italien vienne discuter avec des manifestants en France !" ironise Marine Le Pen : "Je crois qu’il y a une utilisation politicienne de la diplomatie très inquiétante d’Emmanuel Macron, quitte à mettre nos deux pays dans une situation de crise".

Il y a des gens qui ont une pensée différente en Europe. lls se regroupent, se parlent. 

Marine Le Pen dit avoir évoqué les difficultés du franc CFA avec des interlocuteurs africains : "C'est un inconvénient majeur pour l’exportation des pays d’Afrique (...) J’ai été une des premières à condamner la Françafrique (...) Il faut une politique de co-développment avec l’Afrique."

À propos de la crise des "gilets jaunes"

"Il n’y a pas de réponse politique, donc pas d’arrêt du mouvement alors qu’il y a un grand soutien des Français" estime Marine Le Pen : "Emmanuel Macron met en place des solutions de contournement de la crise". Que des manifestants s’en prennent à l’Assemblée : "Bien sûr c’est choquant mais pas très étonnant" estime l'élue européenne qui rappelle, à propos des black blocks et mouvements dits "antifa" : "Ce sont de véritables milices, cela fait des années que je réclame leur dissolution (...) Les premières victimes sont les gilets jaunes".

Sur les violences avec armes policières, Marine Le Pen estime que "les responsables sont ceux qui donnent les ordres. Il n’y a pas eu autant de blessés en France depuis des décennies" affirme-t-elle.

"Ce grand débat est un faux débat"

Pour la tête de file du RN, Emmanuel Macron débat en ce moment "avec des maires, des associatifs choisis" alors que tout le sens de la crise des gilets jaunes c'est : “écoutez-nous”.

On dit aux Français : 'Poussez votre coup de gueule et après on passera à autre chose'

"Je suis pour le référendum d’initiative populaire (...) Ce mode de référendum-là n’existe pas (...) Emmanuel Macron ne joue pas la réconciliation". Quand à la retransmission de ces débats à la télé : "Emmanuel Macron a le droit de faire campagne, mais de manière loyale, pas avec l’argent des contribuables."

Difficultés financières au RN

“Les partis politiques sont soumis à des contrôles extraordinairement pointilleux" affirme Marine Le Pen : " Nous sommes un parti d’opposition, dans une démocratie imparfaite."

Nous ne sommes pas en faillite et beaucoup moins endettés que les Républicains

"Nous sommes endettés car les banques européennes ne veulent plus nous prêter, nous sommes otages des banques européennes, évidemment elle sont assez proches du pouvoir (...) Aujourd’hui c’est nous et demain ce seront les autres qui passeront à la moulinette, chaque gêneur sera éliminé du jeu politique" poursuit l'élue en citant notamment le parti de la France Insoumise.

Sur la blague sexiste de Stéphane Ravier

Marine Le Pen envisage-t-elle des sanctions pour l'élu marseillais, auteur d'une blague sexiste adressée à une élu locale des Verts en plein conseil municipal marseillais

Marine Le Pen a aussi estimé que la levée de l'anonymat sur Internet n'était pas une bonne chose : 

Interrogée aussi sur le coup de téléphone passé entre son garde du corps et Alexandre Benalla, un soir de juillet 2018 alors que toute l'affaire allait éclater : “Je savais qu’ils se connaissaient. Le milieu de la sécurité est très petit". En affirmant qu'elle ne connait pas la tenue précise de cet échange, elle ironise aussi : "Ça m’aurait étonnée que je ne sois pas un peu responsable dans cette affaire."

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FICTON RADIO Retour sur l'histoire de la famille Le Pen et du FN dans une série radiophonique : "Jeanne revient"

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Marine Le Pen © AFP / LUDOVIC MARIN
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