Geoffroy Roux de Bézieux, président du Medef, est l'invité du Grand entretien de France Inter.

Les jeunes : "on a quand même eu une bonne surprise depuis août"

Pour Geoffroy Roux de Bézieux, malgré la crise, il y a quelques signes positifs pour l'emploi des jeunes. "n a quand même eu une bonne surprise depuis août. Sur les embauche de jeunes, on a eu 1 200 000 jeunes embauchés, pas très loin de l’année précédente. Pour l'apprentissage, on va passer les 500 000. On a l’impression que ça a marché. Il y a un changement de regard des jeunes des familles et des entreprises"

Toutefois le télétravail a empêché les jeunes embauchés d'entrer dans les entrerprises et de faire connaissance avec les équipes. "L'un des problèmes qu’on a, c’est que même les jeunes qui trouvent un contrat, ne rentrent pas en entreprise car ils sont en télétravail". 

Il signale que "Beaucoup de secteurs qui n’attirent pas offrent des carrières formidables, le bâtiment ou l’industrie par exemple. Il faut se dire qu’on ne fera pas le même métier toute sa vie, et pas forcément celui pour lequel on a fait des études". Selon lui, "le commerce continue aussi à recruter. 

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Pour le patron des patrons il faut être attentif au fait que "le chômage en France est très hétérogène. Par exemple en Vendée, on a besoin de gens. Il faut accepter de déménager". 

Geoffroy Roux de Bézieux n'est pas très favorable à la mise en place d'un RSA pour les jeunes : "je préfère toujours un revenu d’activité plutôt qu’un revenu d’assistance. L’expérience territoire zéro chômeur, fonctionne, ça coute cher mais ça fonctionne. Instaurer le fait qu'être pauvre est un métier à plein temps, je trouve ça très dur."

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La reprise économique ? "Il faut réfléchir au monde d'avec le virus"

Pour le patron du Medef, devant l'incertitude de l'évolution de la pandémie, "il faut réfléchir au monde d’avec le virus" plutôt qu'au monde d'après le virus. 

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Il défend l'instauration d'un "carnet vaccinal" car "ça existe déjà, pour mettre son enfant à la crèche, pour aller en Guyane, on montre qu’on a fait le vaccin contre la fièvre jaune". 

"Dans les salons professionnels, auto, agriculture, vous faites venir des gens du monde entier, demander un test ou un carnet vaccinal, ne me parait pas absurde. De même, pour le QR code, pour entrer dans les restaurants". 

"Il faut être imaginatif pour vivre avec"

Comment voit-il une reprise possible dans les mois qui viennent  ? Geoffroy Roux de Bézieux répond : "je ne sais pas. Si on a les vaccins, on aura une année de reprise, mais je ne sais pas, car je ne sais pas comment l’épidémie va évoluer".

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Sur l’ensemble des salariés, la hausse du chômage est beaucoup moins forte que prévue, et "le jour où on lève les restrictions sanitaires ça peut repartir très vite, mais ça dépend de l’épidémie. 

Quant à la dette qui s'accumule alors que l'état cumule les aides aux entreprises et aux salariés, il estime que "c’est ce qu’on laisse à la jeunesse. la dette ça peut s’étaler, se mettre dans plusieurs compartiment. La crédibilité de la France et de l’Europe c’est le remboursement, soit en augmentant les impôts soit en faisant de la croissance. C’est le débat des mois et des années qui viennent". 

Entre les deux manières d'augmenter les impôts, par les taux ou la base, "la bonne solution c’est de faire contribuer l’ensemble de tout le monde. Si les français retrouvent du pouvoir d’achat il paieront plus d'impôts via la TVA. C'est ça la solution".

  • Légende du visuel principal: Geoffroy Roux de Bézieux, dans les studios de France Inter, jeudi 12 décembre 2019. © Radio France / France Inter
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